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L'Indépendance
On demanda alors
l'organisation de juntes provinciales dans les colonies. La première
se forma à Quito
en août 1809.
Les vice-rois et les capitaines généraux espagnols furent
très effrayés de cette tendance qui mettait en péril
leur autorité émanée d'un pouvoir déchu. Ils
la combattirent maladroitement et aggravèrent rapidement ce mouvement
autonomiste. Le vice-roi de la Nouvelle-Grenade convoqua à Bogota
une assemblée de notables qu'il voulait opposer à la junte
de Quito. Contrairement à son attente, cette assemblée approuva
la junte et résolut de l'imiter. On ne put la dissoudre par la force,
et quand le vice-roi du Pérou
eut dispersé la junte de Quito (septembre 1809),
il s'en forma une autre à Bogota. Elle reconnut l'autorité
de la junte centrale de Cadiz et fut d'abord présidée par
le vice-roi Amar. Mais le mouvement révolutionnaire qui se dessinait
au Venezuela
gagna la Nouvelle-Grenade. Une querelle entre un Espagnol de la métropole
et un créole du nom de Morales divisa toute la ville de Bogota;
une émeute suivit et sur la proposition de D. Josef de Azevedo,
le vice-roi fut renversé, renvoyé en Espagne ,
le pouvoir confié à une junte révolutionnaire de 37
membres (20 juillet 1810).
Nul ne songeait encore
à une scission complète; on voulait seulement obtenir de
la métropole qu'elle traitât les colonies sur le pied d'égalité
au lieu de les exploiter à son profit. La junte adressa aux vingt-deux
provinces du royaume un manifeste les invitant à envoyer à
Bogota
des délégués pour former un congrès. Plusieurs
provinces, des plus importantes, adhérèrent à l'insurrection,
notamment Carthagène ,
Socorro, Pamplona; mais d'autres continuèrent d'obéir aux
Espagnols;
par exemple l'isthme, Santa Marta, Pasto; finalement sept seulement députèrent
à Bogota où le premier congrès s'ouvrit le 25 décembre
1810.
Ses résolutions furent assez hétérogènes. Il
créa une république de Cundinamarca dont le président
devait gouverner au nom du roi d'Espagne ,
Ferdinand VII, le seul que l'on voulut reconnaître. On élut
président Jorge Lozano, vice-président Jose Maria Dominguez,
qui ne purent établir leur autorité. Des juntes s'étaient
formées dans les principaux centres, notamment à Carthagène
et à Popayan, rivales de Bogota. Un conflit se dessinait entre le
parti centraliste et le parti fédéraliste. Le chef du premier,
le général Antonio Nariño, fut élu président
et la guerre civile commença. Le congrès, où dominaient
les fédéralistes, se retira à Tunja, puis à
Leyva, où l'on élut président de la République
Camilo Tores (1812).
Tandis que les deux premiers presidents étaient originaires de Bogota,
celui-ci était de Popayan.
En 1813
le congrès, suivant l'exemple donné par les provinces de
Carthagène
et d'Antioquia, proclama l'indépendance absolue des anciennes colonies
espagnoles. On allait avoir à combattre pour la défendre,
car l'Espagne ,
débarrassée de Napoléon,
allait consacrer toutes ses forces à l'Amérique .
Au Venezuela
les monarchistes avaient repris le dessus, Simon
Bolivar vint à Carthagène demander du secours, l'obtint
et délivra momentanément le Venezuela. Dans la Nouvelle-Grenade
régnait l'anarchie. Chaque province s'organisait isolément
et presque partout on avait abouti à la dictature. A Carthagène
elle fut confiée à Manuel Rodriguez Torices; à Antioquia,
à l'énergique Juan del Corral, pour qui le naturaliste Caldas
fabriquait des armes; au Cauca commandait Mazuera; dans le Cundinamarca,
Antonio Nariño. Tandis que celui-ci usait ses forces contre Camilo
Tores, le chef des fédéralistes, la cause de l'indépendance
était mise en sérieux péril même avant le retour
offensif des Espagnols par les résistances qu'elle rencontrait dans
certaines provinces. Au Nord, Carthagène était menacée
par les royalistes de Santa Marta et dans l'intérieur le clergé
soutenait Ferdinand VII.
Le colonel français
Labatut réussit à prendre Santa Marta, mais ne put s'y maintenir;
Bolivar
refoula les royalistes et occupa Ocana (Etat de Santander), mais sans rapporter
d'avantage décisif. Au Sud ce fut pire, les gens de Pasto, obstinément
dévoués à la cause espagnole qu'ils avaient déjà
défendue lors de l'insurrection de Quito
(août 1809),
mirent en échec les indépendantistes; avec leur concours,
le gouverneur espagnol de Popayan comprima l'insurrection. Une armée
envoyée de Bogota
le défit à Palacé (28 mars 1811),
la première victoire des Colombiens; mais les Pastucians revinrent
à la charge et en 1812
reprirent Popayan. Centralistes et fédéralistes se réconcilièrent
et Nariño, nommé lieutenant, général des armées
de l'Union, se mit en marche vers le Sud. C'était un bon capitaine
et il avait organisé une artillerie. Il débuta par de brillants
succès; le général espagnol Samano fut vaincu à
Palacé (1813);
la victoire de Calibio, la prise de Popayan, la victoire remportée
sur le général espagnol Aymerich au col de Juanambu (1814)
semblaient décisives. Mais quand Nariño mit le siège
devant Pasto il fut fait prisonnier, probablement par trahison. Il fut
envoyé en Espagne .
A la nouvelle de
ce désastre le congrès nomma (septembre 1814)
un triumvirat (Manuel Rodriguez Torices, Custodio Carcia Rovira, Jose Manuel
Restrepo, suppléés par Jose Maria del Castilio y Rada, Joaquin
Camacho et José Fernandez Madrid; plus tard Jose Miguel Pey et le
général Antonio Villavicencio remplacèrent Rovira
et Restrepo). Ce n'était pas en divisant l'autorité qu'on
pouvait résister aux Espagnols.
Ceux-ci avaient envoyé une armée commandée par D.
Pablo Morillo qui se porta sur Carthagène .
Il avait 56 navires et 10000 bons soldats; les indépendantistes
n'étaient que 3000. Ils firent une résistance héroïque,
mais au bout de 108 jours ayant épuisé tous leurs vivres,
ils tentèrent de s'enfuir par mer; 400 à peine échappèrent.
Morillo rétablit l'Inquisition, institua un tribunal militaire pour
juger sommairement les « bandits », en attira quelques centaines
dans la ville par une promesse d'amnistie générale et les
fit aussitôt fusiller (1815).
La chute de leur citadelle parut présager la ruine des indépendants.
Abandonnant le triumvirat, ils revinrent au commandement unique : Camilo
Tores fut nommé dictateur puis on élut président Jose
Fernandez Madrid.
Le 16 mail 1816,
les Espagnols entrèrent à Bogota .
Les indépendants furent dispersés à Cachiri. Le président
Madrid se replia vers le Sud; les colonels Santander et Serviez se refugièrent
dans les Llanos de Casanare. Madrid et Cabal, le chef des troupes de Popayan,
cédèrent le pouvoir à Custodio Garcia Rovira. La dernière
armée indépendante, commandée par Mejia, fut écrasée
à la Cuchilla del Tambo au sud de Popayan; sauf les bandes refugiées
dans les llanos qui donnaient la main sur le rio Apure à celles
du Venezuela ,
et sauf les hardis partisans qui harcelaient encore les Espagnols dans
les provinces de Socorro et de Pamplona, les indépendantistes avaient
déposé les armes. La répression n'en fut pas moins
terrible. Le « pacificateur » fit fusiller 7000 Colombiens,
l'élite de la nation. Son successeur, D. Juan Samano, nommé
en 1817
vice-roi de la Nouvelle-Grenade, ne fut pas moins cruel. L'audience était
rétablie; il semblait que tout fut terminé. Les principaux
chefs du mouvement avaient été fusillés, Miranda,
Villavicensio, Baraya. Mais de l'excès du mal sortit le remède.
L'union était
imposée aux républicains, elle fit leur salut. Au Venezuela ,
Bolivar
avait reparu secouru par les libéraux européens, il fut reconnu
pour chef et organisa à Angostura
un gouvernement provisoire. Santander, qui commandait le reste des Colombiens,
s'entendit avec lui. Ils joignirent leurs forces. Santander amenait 2000
hommes dont 1000 cavaliers; Bolivar les 1800 hommes de la légion
irlandaise et un millier de Vénézuéliens. Avec cette
armée, ils traversèrent les Andes au paramo de Pisca (3900
m) le 6 juillet 1819, surprirent la garnison des Corrales de Bouza, chassèrent
les Espagnols de Sogamoso, leur livrèrent
à Pantano de Vargas un sanglant combat (25 juillet). Le 7 août
1819
eut lieu au pont de Boyaca une bataille décisive contre les 3500
vétérans espagnols du général Barreyro. Grâce
aux talents de Bolivar, à la sauvage valeur des lanciers des Llanos,
l'armée espagnole fut détruite; presque tous les Espagnols
furent pris avec armes et bagages. La province de Tunja se souleva tout
entière et fournit 9000 hommes aux indépendantistes. Ceux-ci
rentrèrent le 10 août à Bogota .
La terreur espagnole était finie. Le 17 décembre 1819,
le congrès d'Angostura proclama l'union de la Nouvelle-Grenade et
du Venezuela, sous le nom de République de Colombie.
La
Grande Colombie (1821-1831)
Ce congrès
n'était, à proprement parler, qu'une réunion des principaux
chefs patriotes, en grande majorité originaires du Venezuela .
Zea, vice-président sous Bolivar, le présidait;
un autre néo-grenadin, Solazar, y siégeait, représentant
le Casanare. L'assemblée d'Angostura ,
composée essentiellement de chefs militaires, prit des mesures qui
devaient être plus tard la causé de difficultés sérieuses.
Elle prépara la création d'une aristocratie des chefs militaires
qui fut bientôt disposée à croire que la révolution
faite par eux devait leur profiter et leur valoir une situation privilégiée.
Ils se distribuèrent les plus grands honneurs, à Bolivar
surtout, mais aussi aux principaux chefs; un ordre des « Libérateurs
» fut institué pour les distinguer. Le dernier acte du congrès
d'Angostura fut la convocation à Rosario del Cucuta d'un autre congrès
général de la Colombie qui fut le premier régulièrement
réuni. On eut tout le temps de s'organiser, parce qu'au moment où
une nouvelle expédition espagnole allait, prendre la mer, elle fut
arrêtée par la révolution dirigée en Espagne
même par Riego et Quiroga. Tous les détenus politiques
internés à Cadiz furent mis en liberté. Parmi eux,
se trouvait le général Nariño, le chef traditionnel
des libéraux néo-grénadins. Dans la colonie, le général
Francisco de Paula Santander avait organisé le Cundinamarca; le
colonel Ortega, le Boyaca. Une armée formée sur les plateaux
affranchit la vallée du Magdalena. Le 6 mai 1821,
s'ouvrit, sous la présidence de Nariño, le congrès
de Rosario del Cucuta où siégèrent à côté
des survivants de la première insurrection les vainqueurs de la
veille.
« Le congrès
décréta l'union des deux républiques de Nouvelle-Grenade
et de Venezuela ,
sous la condition expresse qu'elles seraient régies par un gouvernement
populaire et représentatif. Il décréta également
la liberté des fils d'esclaves qui naîtraient dorénavant
sur le territoire de la République; il abolit le tribunal de l'Inquisition
rétabli à Carthagène
par Morillo; il accorda la liberté religieuse aux étrangers
et à leurs descendants; il supprima les impôts les plus impopulaires;
il ordonna la fondation d'écoles primaires dans tous les villages
et de lycées dans toutes les villes principales de la République;
il organisa l'administration politique et judiciaire. Son oeuvre, inspirée
des principes de la Révolution française, peut être
comparée pour son importance fondamentale avec celle de notre assemblée
constituante. A la fin du mois de juin, Bolivar
gagna la sanglante bataille de Carabobo qui affranchit le Venezuela. Le
7 septembre 1821
eurent lieu des élections pour le président de la République.
Le général Bolivar y fut élu avec le général
Santander comme vice-président. Le 3 octobre ils prirent possession
de leurs fonctions. Zea fut accrédité comme ministre plénipotentiaire
et envoyé extraordinaire de Colombie auprès des cours de
France ,
d'Angleterre
et d'Espagne .
Mais il fut expulsé de Madrid ,
la métropole ayant refusé de reconnaître l'indépendance
de la Colombie (août 1821).
Elle ne le fit que soixante ans plus tard (août 1881).
Il fallait donc achever
l'oeuvre de la conquête de l'indépendance. Les provinces de
la Colombie, restées fidèles à l'Espagne ,
cédèrent vite. Le 12 février 1820,
la victoire remportée par le général Cordova sur Warletta
à Chorros Blancos avait libéré Antioquia. Cordova,
Maza et Padilla unirent ensuite leurs efforts pour reprendre Carthagène
(4 octobre 1821).
Padilla acheva ensuite la défaite des monarchistes de Santa-Marta
et de Rio-Hacha; il força la barre du Maracaïbo et s'empara
de la flotte espagnole; la région de l'Isthme (Etat de Panama ),
soulevée par Jose Fabreja (28 novembre 1821),
se rallia à la Colombie. Restaient les provinces du Sud qui avaient
brisé, en 1814,
les forces des patriotes. De ce côté, tout était à
faire, car elles s'appuyaient non seulement sur la province de Quito ,
mais sur le Pérou ,
où les Espagnols s'étaient victorieusement maintenus. Simon
Bolivar et le jeune général vénézuélien,
Antonio
José de Sucre, conquirent les pays de l'Equateur ;
Bolivar fut vainqueur à Bombona, Sucre au Pichincha; ils occupèrent
Quito et Guayaquil, et décidèrent la soumission de Pasto
(1822).
Alors eut lieu entre les deux plus célèbres chefs patriotes,
Bolivar, libérateur de la Colombie, et San Martin, libérateur
de la République argentine ,
l'entrevue de Guyaquil (26 juillet 1822),
où ils s'entendirent pour chasser les Espagnols du Pérou.
Tandis que Bolivar
s'immortalisait au Pérou ,
le général Santander, vice-président de la république
de Colombie, organisait admirablement le nouvel Etat. C'est grâce
à son administration que fut préparée et ravitaillée
l'armée du Pérou. La justice, les finances, l'instruction
publique ne furent pas l'objet d'une moindre sollicitude. Il est regrettable
que des rivalités personnelles aient divisé Bolivar et Santander.
L'absence prolongée du premier fut fatale à la grande république
colombienne. Santander était néo-grénadin, et ne put
contenir les désirs d'autonomie du Venezuela ,
où Paez poussait ouvertement à une scission. Bolivar, enfin
revenu, parcourut toute la Colombie, de Quito
à Caracas ,
sans pouvoir calmer les dissentiments. Bolivar fut poussé par les
centralistes à la dictature; mais les fédéralistes
avaient pour eux l'opinion; Santander lui-même se mit à leur
tête dans la Nouvelle-Grenade. La révision de la constitution
fut demandée, et on ne put y échapper; une convention nationale
fut élue et convoquée à Ocaña où elle
ouvrit ses séances le 7 août 1828.
Dès qu'ils constatèrent que les fédéralistes
disposaient de la majorité, les centralistes, partisans de Bolivar,
se retirèrent. Le conseil des ministres confia au président
des pouvoirs extraordinaires. Il fut proclamé dictateur.
L'opposition était
exaspérée, inquiète des projets qu'on avait eus de
donner au «-Libérateur-»
le titre d'empereur, décliné pourtant par lui. On complota
la mort de Bolivar. Il put cependant s'échapper
de son palais; le général Cordova le rétablit le jour
même (septembre 1828).
Il procéda à de sanglantes représailles. Padilla,
le vainqueur de la flotte espagnole, fut fusillé. Santander condamné
à mort; Bolivar commua cette peine en prison perpétuelle.
Les Péruviens eurent l'ingratitude
de déclarer la guerre à la Colombie, furent défaits
au Portéte de Tarqui par Sucre (26 février
1829).
Mais les dissensions intestines redoublèrent. Nulle part on n'était
disposé à subir la dictature. Dans le Cauca, Lopez et Obando
s'insurgèrent. A Antioquia, Cordova lui-même les imita; il
fut vaincu au Santuario et assassiné par un officier irlandais.
Peu après, Sucre, qui se rendait à Quito
pour gouverner cette région, fut assassiné à son tour
(à Berruecos); Paez remuait le Venezuela .
Bolivar, découragé et malade, donna sa démission.
On élut président Joaquin Mosquera (de Popayan), et vice-président,
le général Domingo Caycedo (1830).
Presque aussitôt, une insurrection militaire dirigée par le
général Rafael Urdaneta les renversa (septembre 1830).
Au Venezuela, Paez s'insurgea aussi, convoqua une assemblée des
provinces de l'ancienne capitainerie générale de Venezuela,
et mit Bolivar hors la loi. Dans la province de l'Equateur ,
le général Florez annonça de son côté
la fondation d'une république indépendante (11 septembre
1830).
Un congrès général, réuni à Bogota ,
conserva du moins l'ordre dans la plupart des provinces de la Nouvelle-Grenade;
Bolivar, qui avait refusé de reprendre la dictature, était
mort (17 décembre 1830);
Urdaneta avait été vaincu par une contre-révolution
que dirigeaient les généraux Lopez et Obando.
On s'entendit pour
procéder pacifiquement à la rupture de l'union colombienne.
Les départements du Sud (Equateur ,
Azuay, Guayas), formèrent la république de l'Equateur; ceux
du centre (Boyaca, Cundinamarca, l'Isthme ,
Magdalena, Cauca), la république de la Nouvelle-Grenade; ceux de
l'Est (Orénoque, Venezuela ,
Apure, Zulia), la république du Venezuela (1831).
Les trois républiques reconnurent leur indépendance réciproque
et s'engagèrent au paiement des dettes contractées précédemment
en commun, à ne pas gêner leurs relations commerciales par
des lignes douanières, à se secourir contre un ennemi extérieur.
Ainsi fut dissoute la grande Colombie créée par Bolivar.
Les anciennes colonies espagnoles s'émiettaient. Le congrès
de Panama, réuni en 1826,
avait bien élaboré un projet de fédération
des principales républiques latines (Mexique ,
Amérique centrale, Colombie, Pérou ),
mais seule la Colombie avait validé ses résolutions, et voici
qu'à son tour elle se divisait en trois Etats souverains.
Le 17 novembre 1831,
la convention de Bogota
proclama l'indépendance de la Nouvelle-Grenade dans les limites
de l'ancienne vice-royauté. Le pouvoir exécutif avait été
exercé par intérim jusqu'à la réunion de la
convention par le vice-président, le général Domingo
Caycedo (de Bogota). |
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