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| Arrière-plans | ||
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| L'Angola actuel correspond
à un pays peuplé jusqu'au VIIIe
siècle de notre ère par des populations khoïsan
(bochimans). Elle sont ensuite refoulées vers le sud par des Bantouphones,
déjà installés depuis plusieurs siècles au
Nord du fleuve Congo (Zaïre). A partir du XIe
ou du XIIe siècle,
cette expansion prend fin, et la contrée, que l'on désigne
alors sous le nom de Dongo (appellation que l'on conservera plus tard pour
une partie de l'Angola) entre dans la dépendance du royaume du Kongo Revendiqué officiellement comme une colonie portugaise en 1886, l'Angola devient en 1951 une province d'outremer du Portugal. Un mouvement indépendantiste, le MPLA (mouvement populaire de libération de l'Angola) apparaît en 1956, qui va dans les années suivantes conduire une guérilla. L'indépendance ne sera cependant obtenue qu'en 1974, à la chute du régime salazariste au Portugal. Mais en période de guerre froide, un pays africain indépendant, c'est surtout un pays pris en otage par les deux grandes superpuissances et leurs alliés. Le MPLA, au pouvoir, va se trouver soutenu par des troupes venues de Cuba, allié de l'URSS, et une guérilla menée par l'Unita, le mouvement armée de Jonas Savimbi, soutenu par l'Afrique du Sud et les États-Unis. En 1988, Cuba et l'Afrique du Sud signent un accord pour le retrait de leurs troupes et un cessez-le feu est signé l'année suivante entre Savimbi et le président dos Santos, du MPLA. La paix sera finalement signée en 1991, après l'abandon de la doctrine marxiste par le MPLA. Battu aux élections qui ont lieu l'année suivante, Savimbi relancera la guérilla. Malgré la poursuite d'affrontements armés épisodiques, la situation s'apaisera ensuite relativement, n'ayant plus le moteur de la guerre froide pour attiser les tensions, et la mort de Savimbi en février 2002 abouti quelques mois plus tard à la démobilisation de l'Unita. |
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| Les
Portugais en Angola
C'est au XVe
siècle que les Européens sont arrivés sur
la côte de l'Angola. En 1485,
Diego
Cam, accompagné de Martin Behaim, cosmographe
célèbre par le globe qu'il construisit après son voyage
en 1492, venait d'explorer l'embouchure
du Congo; longeant la côte africaine au sud, il éleva sur
les côtes de l'Angola des colonnes aux armes royales. Les premiers
explorateurs furent bientôt suivis de missionnaires catholiques portugais,
qui en même temps qu'ils évangélisaient les populations
étudiaient le pays et écrivaient des relations précieuses
pour la géographie.
« où leur charge estoit cousteaux, cuillers, esguilles et autres merceries de Nuremberg et de France; pour les merceries les pères donnaient leurs enfants, qu'on menoit au Brésil. » (Ms. Bibl. nat. français 23576 ).Saõ Paulo de Loanda (ou simplement : Luanda Les Portugais, qui s'étaient
revendiqués maîtres de l'Angola « par droit de découverte-»
ont eu à subir bien des soulèvements. La supériorité
de leurs armes leur assurera la plupart du temps la victoire. En 1584,
500 Portugais mettent ainsi en déroute 12 000 Angolais; l'année
suivante, 60 000 insurgés sont encore battus par 2000 Portugais
et 10 000 alliés africains. Au XVIIe
siècle,
ils rencontreront la résistance de la célèbre Anna
de Souza qui, envoyée par son frère Gola Bandy, roi des Jinga,
pour négocier la paix avec le gouverneur de Loanda « On parle de tribut à ceux que l'on a conquis, je viens proposer la paix et non la soumission. »Et lorsqu'elle devint reine elle-même des Jinga, elle reprit les armes contre les Portugais, qui détruisirent son armée. La domination portugaise sur ce pays a
été reconnue par les diverses puissances européennes
(traité de 1817 avec l'Angleterre
par exemple). Le pays est alors divisé en 6 présides et 8
districts, qui diffèrent des présides en ce qu'ils sont défendus
par un fort avec une garnison de troupes de ligne (3 000 hommes en moyenne).
Les présides sont ceux d'Ambaca, Cambambé, Massangano, Muxima,
Pedro Andongo et San Jose de Encogé. Les districts portent les noms
de Barra de Bengo, Barra de Calumbo, Barra de Dandé, Dandé,
Dumbos Golungo, Icollo et Bengo, et Zenza et Quilenguès. Le capitaine
général et gouverneur de la colonie, qui est le chef de l'administration
civile et militaire, réside dans la capitale Saõ Paulo de
Loanda Les colons portugais sont en très petit nombre et n'y exercent aucune influence sensible : ils ne restent dans le pays que le temps nécessaire pour faire fortune et retournent ensuite dans la métropole. Une des principales sources de revenus pour les colons comme pour le gouvernement a été longtemps, comme on l'a dit, le commerce des esclaves. Luanda devint rapidement un des ports les plus considérables pour la traite esclavagiste. Au XVIe et au XVIIe siècle, les Portugais tiraient annuellement 12 à 15000 esclaves de l'Angola. Les fonctionnaires du gouvernement portugais, mal rétribués, encourageaient ce commerce qui leur donnait un supplément de gages. Pour les Portugais,
l'essentiel de la richesse provient du Brésil à partir du
XVIIe
siècle. Quand le Brésil
gagne son indépendance en 1822,
et plus encore quand la traite se trouvera interdite officiellement en
1836,
l'importance commerciale de l'Angola n'est plus la même au
yeux de ses colonisateurs. Luanda a connu à cette époque
une brusque décadence, mais dont elle se relèvera cependant
en quelques décennies. Cette fois grâce à un autre
commerce : les caravanes y apportent désormais de l'intérieur
l'ivoire et les gros blocs de cire, et l'on voit périodiquement
arriver à Loanda L'exportation consiste surtout outre ces
produits en caoutchouc, que l'on appelle ici cangandando,
arachides, café, baobab Le XIXe
siècle a été aussi en Angola, comme dans
le reste de l'Afrique, celui des grandes explorations. On mentionnera Livingstone
arriva ainsi à Luanda en 1854,
venant de Seshéké, (Livingstone, qui le premier signale des
sources de pétrole dans le voisinage de Cumbambé et à
Dandé...) ou encore Ladislaüs Magyar,
personnage singulier, ancien officier de la marine autrichienne, qui, «
naturalisé nègre », épousa la fille d'un roi
indigène. L'hydrographie de la côte a été étudiée
par des missions maritimes dont les travaux ont été mis à
profit dans les cartes françaises ou anglaises, à l'usage
de la marine. Les naturalistes allemands surtout ont cherché à
étudier le pays : Mitchison (1878),
le médecin Tams, qui, chargé d'une mission commerciale dans
l'Angola, meurt de la fièvre à Loanda |
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