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| Aperçu | L'Amérique du Nord | L'Amérique du Sud |
| Les
Espagnols
et les Portugais ont devancé tous
les peuples européens dans l'Amérique du Sud. Ils l'ont si
bien marquée de leur culture que cette partie du monde est appelée
aussi l'Amérique latine. Si l'on a pu contester à Christophe
Colomb le mérite d'avoir découvert le premier le continent
proprement dit, il est plus difficile de lui trouver un rival pour la partie
méridionale. A son troisième voyage en 1498,
après avoir touché aux îles du cap Vert, il avait cinglé
à l'Ouest en serrant d'aussi près que possible l'équateur.
Obligé par les calmes de se tenir entre le 5e
et le 7e degré de latitude, il arriva
le 31 juillet en face d'une terre très montagneuse qu'il appela
l'île des Géants; c'est l'île qui surveille l'angle
Nord-Est du continent, aujourd'hui la Trinité. Le lendemain il découvrait
la terre ferme du delta de l'Orénoque, qu'il appelait l'île
Sainte (Isla Santa) et, quatre jours plus tard, fit débarquer son
équipage dans le golfe de Paria.
Les plus célèbres
explorateurs et conquistadores de l'Amérique du Sud apres Colomb
furent Pinzon, Cabral,
Pizarro,
Almagro,
Orellana,
Valdivia,
etc. Dès la fin du XVIe
siècle, il avaient déjà
reconnu et soumis avec une brutalité extrême presque toutes
les côtes du continent : en 1500,
la Guyane et le Brésil; en 1512,
la Patagonie |
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| Les
découvreurs.
Colomb fut très vite suivi par d'autres équipages. Alonzo de Ojeda toucha à la fin de juin 1499 sur les côtes de Surinam (6° de latitude Nord), et reconnut les embouchures du rio Essequibo et de l'Orénoque. Puis, Vicente Yañes Pinzon, le compagnon de Christophe Colomb à son premier voyage et l'ancien commandant de la Niña, parti de Palos en décembre 1499, arriva le 20 janvier 1500 devant le cap Saint-Augustin (8°19' lde latitude Sud) et longea la côte en doublant le cap San Roque. Il découvrit l'embouchure de l'Amazone qu'il appela Paricura, et navigua encore jusqu'au cap d'Orange, puis au golfe de Paria Il fut suivi de près par Diego de Lepe qui arriva au même cap, le doubla au Sud et reconnut que la côte de l'Amérique suit à partir de ce moment la direction du Sud-Ouest. Il opéra à l'embouchure de l'Orénoque des sondages remarquables qui démontrèrent l'existence des couches superficielles d'eau douce recouvrant des fonds d'eau salée. Ainsi les Espagnols, au commencement de l'an 1500, avaient reconnu une notable partie du littoral de l'Amérique du Sud et deviné que ce continent avait une forme triangulaire. C'est trois mois
plus tard que Pedro Alvarez Cabral débarqua
au Brésil Avant la découverte, une bulle d'Alexandre VI avait fixé la limite des possessions de l'EspagneLe nom Brésil est déjà employé en 1503 dans la relation d'Empoli, qui accompagna d'Albuquerque et Pacheco aux Indes, ainsi que dans une plaquette de 1506 de la bibliothèque de Dresde (Presillig Landt), et dans le routier du navire portugais le Bretoa allant au cap Frio (1511). De 1501
à 1502
et de 1503
à 1504,
il y eut deux expéditions portugaises Vespucci était de retour à Lisbonne au mois de septembre 1504. On ignore la date de la rentrée de Coelho. Une des lettres de Vespucci, publiée en 1504, traduite et plusieurs fois réimprimée à cette époque, est le premier document qui ait fait connaître à l'Europe les merveilles de la nature du Brésil : e se nel monde, disait-il,è alcun paradiso terrestre senza dubio dee esser non molto lontano da questi luoghi.En 1504, un Français de Honfleur Les Espagnols ne renoncèrent pas à trouver une route directe des Indes par l'Ouest et pendant longtemps les voyages ont surtout pour but de découvrir une ouverture à travers la côte. Toute une génération use ses efforts là la solution de ce problème et comme Colomb trouve l'Amérique en cherchant l'Inde. Rodrigo de Batisdas (octobre 1500, septembre 1502), avec Juan de la Cosa comme pilote, lie les belles découvertes de Pinzon avec celles qui ont été faites en Amérique du Nord et reconnaît la terre ferme depuis le golfe de Paria jusqu'au Darien. Alonzo de Ojeda et Juan de la Cosa retournent quelques années plus tard dans les mêmes parages. En 1508, Vicente
Yañez Pinzon et Juan Diaz de Solis parviennent
jusqu'à 40° de latitude Sud près de l'embouchure du rio
Colorado. Ils avaient passé devant l'embouchure de la Plata sans
la voir. Juan de Solis retourna en 1515
dans la même direction et reconnut alors l'immense estuaire qu'il
prit d'abord pour le fameux passage cherché : il y avait deux ans
que Nuñez de Balboa, entrant dans la mer
jusqu'aux genoux, avait pris possession de l'océan Pacifique, au
nom du roi Catholique. Enfin le 20 septembre
1519,
Fernão
de Magalhaes (Magellan), navigateur portugais Le temps des conquêtes.
Les Français
essayèrent aussi de s'établir sur ce littoral et sous l'impulsion
de Coligny, le protestant
de la Villegagnon (1557,
l'année même de la bataille de Saint-Quentin),
débarqua non loin de l'emplacement actuel de Rio-de-Janeiro. Cette
tentative ne fut pas heureuse. L'Espagne Le renouveau des
explorations.
Après la révocation
de l'Edit de Nantes un certain nombre de réfugiés
français fut envoyé par les Hollandais dans la Guyane et
y jeta les fondements de ce qui allait être la Guyane hollandaise
(Surinam d'aujourd'hui). Mais la création de cette colonie ne profita
pas plus aux progrès de la géographie américaine que
ne l'avaient fait les tentatives de Colbert.
On ne doit pas non plus considérer comme faisant époque dans
l'histoire des découvertes les voyages cités partout de Godin,
Bouguer
et La Condamine (sauf pour ce qui concerne
la seconde partie de son voyage avec sa descente de l'Amazone), à
l'équateur Le XIXe
siècle.
Le Pérou aura la carte de Mateo Paz Soldan, publiée à Paris en 1863. La Bolivie sera alors moins avancée. La république de l'Ecuador ('Equateur), visitée par Humboldt en 1801, par Boussingault en 1831, Moritz Wagner en 1858, Onffroy de Thoron, Orton en 1867, enfin par Édouard André en 1876, a été décrite en détail par Villavicencio en 1858, dans sa Géographie de la République de l'Équateur. Il faut reconnaître que, malgré le mérite de ce dernier travail, un des meilleurs qui aient paru au-delà de l'Atlantique, la République de l'Ecuador est encore à la fin du XIXe siècle une des moins avancées de l'Amérique du Sud au point de vue géographique. La Colombie pourrait lui disputer le dernier rang. Les travaux de Humboldt, de Codazzi et de Boussingault resteront longtemps la base des traités de géographie sur cette région. Il faut citer les voyages accomplis par Elisée Reclus (1855-1856), le docteur Saffray (1869), Édouard André (1876). L'isthme de Panama qui dépend alors politiquement de la Colombie a été étudié géographiquement par les ingénieurs et les cartographes français avant que le canal interocéanique ait été entrepris. A cette époque, le Venezuela est plus avancé que la fédération voisine. Les territoires sont encore imparfaitement connus pour la plupart, mais les États sont organisés et divisés en sections (secciones) administrées à peu près régulièrement. Le Brésil
n'a été librement ouvert aux explorateurs étrangers
qu'à partir de l'arrivée du roi Jean VI, chassé de
Lisbonne par Junot. Auparavant, Piso et Marcgraf, au XVIIe
siècle, pendant la domination hollandaise,
La
Condamine, au XVIIIe
siècle, avaient été
pratiquement les seuls savants étrangers à avoir visité
l'intérieur du Brésil; on leur doir les premiers écrits
sur l'histoire naturelle du pays. Les explorations à l'intérieur
étaient faites, jusqu'en 1808
par des savants portugais Depuis donc l'arrivée de la famille de Bragance, le Brésil s'est ouvert en particulier à Langsdorff (1803-1829), Mawe (1807-1810), Koster (1809-1815), Chr. Waterton (1812-1816), Caldleugh (1820), Eschwege, Feldner, Auguste de Saint-Hilaire (1816-1822), le prince Maximilien de Neuwied (1815-1817), Spix et Martius dont les travaux auront une valeur inappréciable (1817-1820), Pohl (1817-1821), Natterers (1817-1835), Lund, qui se fixa au Brésil à partir de 1834, Gardner (1836-1841), Francis de Castelnau (1843-1847). H. Burmeister, Agassiz, Hartt. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, une légion de géographes, de naturalistes, d'ingénieurs, s'avance à travers les forêts de l'immense empire. D'ores et déjà,
l'intérieur et les frontières ont été explorés
aussi par des Brésiliens, parmi lesquels le général
Cunha
Mattos, l'amiral Leverger, le vicomte de Maracaju, les barons de Parima,
de Teffé, de Ladario, de Capanema. Couto de Magalhães et
Severianoda Fonseca. Le littoral a été visité (même
avant 1808) par un grand nombre de savants, parmi lesquels Darwin
en 1832,
l'amiral
Roussin et le commandant Mouchez,
qui a dressé les cartes marines d'une grande partie de la côte
brésilienne. Constatons cependant qu'il y a jusque dans les premières
décennies du XXe
siècle dans les province de Mato
Grosso et de l'Amazonie des espaces aussi vastes que la France Le bassin de la Plata a été étudié par Alcide d'Orbigny en 1826, sir Woodbine Parish (1839), et surtout par Martin de Moussy et par le docteur H. Burmeister. Après que le Chili et la République Argentine se sont partagé théoriquement la Patagonie, les voyageurs Musters (1869), Moreno (1879) et Moyano (1880), ont sillonné les vastes territoires qui s'étendent entre les Andes et l'Atlantique. Crevaux y trouvera la mort.
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