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Charles
III, roi d'Espagne, fils de Philippe
V et d'Élisabeth Farnèse,
né en 1716, mort en 1788, porta longtemps le nom de don Carlos ( L'Espagne
au XVIIIe siècle ).
Il régna d'abord sur Parme, dont il avait hérité par
sa mère en 1731; quelques années après (1734), son
père lui céda ses droits sur le royaume des Deux-Siciles .
Il sut en peu de temps se mettre en possession de cette nouvelle couronne,
battit à Bitonto les Impériaux qui la lui disputaient, et
fut reconnu par la France en 1735: il prit, comme roi de Naples, le nom
de Charles VII. Bien secondé par son ministre Tanucci, il gouvernait
avec sagesse depuis 28 ans ses États d'Italie lorsqu'en 1759 il
fut appelé au trône d'Espagne par la mort de son frère
Ferdinand VI; il laissa les Deux-Siciles à son troisième
fils, Ferdinand, et monta sur le trône d'Espagne sous le nom de Charles
III.
Il conclut avec Louis
XV le Pacte de famille (1761), et se joignit à la France dans
les deux guerres qu'elle eut à soutenir contre l'Angleterre en 1762
et 1778; il n'éprouva que des revers dans la première de
ces deux guerres, mais il répara en partie ses pertes dans la seconde,
et recouvra Minorque et la Floride. que les Anglais lui avaient enlevés.
Il tenta à plusieurs reprises (1775, 1783, 1784) de parer aux attaques
des pirates d'Alger;
mais il ne réussit pas dans ces expéditions. Ce prince s'occupa
surtout d'améliorer l'état intérieur de l'Espagne.
On lui doit des canaux, des grands chemins, L'hôtel des douanes et
celui des postes à Madrid, le cabinet d'histoire naturelle, le jardin
botanique, les académies de peinture et de dessin; il créa
des écoles militaires et navales, et fit d'importants armements
maritimes. Il voulut aussi réformer le costume des Espagnols; mais
ce projet causa un terrible soulèvement à Madrid (1765).
Il se montra très opposé aux jésuites
et les bannit en 1767 de son royaume et de ses colonies. |
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