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Charles
d'Anjou ,
comte du Maine, troisième fils de Louis II d'Anjou, roi de Naples
et de Sicile
était le beau-frère et le favori de Charles
VII, qu'il accompagna dans diverses expéditions de 1449 à
1452. Lors de l'avènement de
Louis XI,
il parut s'attacher à ce monarque, qui le chargea de régler
ses différends avec le duc de Bretagne; mais sa négociation
n'aboutit qu'à envenimer la haine des deux partis. Il tint une conduite
encore plus équivoque pendant la Ligue dite du Bien-Public, soit
en Normandie, Où il négligea de contenir les Bretons, soit
à la bataille de Montlhéry, où il abandonna le roi
et prit la fuite. Néanmoins, Charles ne subit que la disgrâce
de Louis XI, intéressé à ménager le roi de
Sicile René, frère de Charles. Il mourut en 1472. |
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Charles
d'Anjou ,
comte du Maine et duc de Calabre ,
fils du précédent et dernier rejeton de la maison d'Anjou,
fut investi du duché de Provence par le testament de son oncle René,
mort en 1480; mais il mourut peu après, 1481, par suite de la douleur
que lui causa la perte de sa femme. Il avait hérité des prétentions
de ses ancêtres sur le trône de Naples, et portait comme roi
de Naples le titre de Charles IV. Il légua à Louis
XI sa souveraineté de Provence et ses prétentions sur
Naples. |
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Charles
I, comte d'Anjou
et de Provence, puis roi de Naples, né en 1220, mort en 1285,
était fils de Louis VIII et frère
de Saint Louis. Il suivit son frère en
Égypte
( Les Croisades )
et fut fait prisonnier comme lui après la bataille de Mansourah
(1250). Rendu à la liberté, il vint gouverner la Provence
dont il avait hérité par sa femme, Béatrix, fille
de Raymond-Béranger. En 1264, le pape Urbain IV l'appela à
combattre Mainfroi, roi de Naples et de Sicile, qui avait encouru la disgrâce
du Saint-Siège, et lui donna la couronne de ce prince. Il réussit
en effet à s'emparer du royaume de Naples en battant Mainfroi à
Bénévent (1266) et son neveu Conradin à Tagliacozzo
(1268); mais il souilla sa victoire par ses cruautés et rendit son
gouvernement tellement odieux aux Siciliens, que ceux-ci, guidés
par Jean de Procida, conspirèrent contre lui : en l'an 1282, tous
les Français qui se trouvaient dans Palerme furent massacrés
le lundi de Pâques, à l'heure de vêpres, ce qui a fait
nommer ce massacre les Vêpres siciliennes. Charles perdit
la Sicile par suite de cet événement, mais il resta maître
du royaume de Naples. A partir de cette époque, il n'éprouva
que des revers. |
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Charles
II d'Anjou ,
dit le Boiteux, fils du précédent. Lorsque son père
mourut, il était en captivité, ayant été fait
prisonnier en 1284 dans un combat qu'il avait livré imprudemment
aux Siciliens. Il ne recouvra la liberté qu'en 1289 et se fit couronner
roi de Naples. Il s'efforça inutilement de reconquérir la
Sicile que son père avait perdue; mais il gouverna ses peuples avec
plus de douceur et de sagesse que lui. Il mourut en 1309, laissant le trône
à son fils Robert. Un autre de ses fils, Charles-Martel,
disputa à André III le trône
de Hongrie ,
1290. |