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Jean-François
Champollion
est un savant égyptologue, né à Figeac
(Lot) en 1790, fut nommé dès 1809 professeur-adjoint d'histoire
à Grenoble.
Ayant puisé dans les conversations de Fourier
membre de Institut d'Égypte ,
alors préfet de l'Isère, un goût très vif pour
l'étude des antiquités égyptiennes, il conçut
le hardi projet d'expliquer les hiéroglyphes .
Il communiqua en 1821 et 1822 à l'Académie
des inscriptions le fruit de ses recherches, qui fut reçu avec
un applaudissement universel.
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Jean-François
Champollion (1790-1831)-
Tableau
de Léon Cogniet (1831).
Après avoir visité les musées
égyptiens de Turin
et de Rome,
il fut chargé en 1828 d'en organiser un semblable à Paris,
et en fut nommé directeur. En 1828 et 1829 il visita l'Égypte
elle-même et y amassa de précieux trésors d'antiquités;
mais il en rapporta uns maladie dont il mourut peu après son retour,
en 1831, au moment où ii allait occuper une chaire d'archéologie,
créée exprès pour lui. Il avait été
reçu à l'Académie 1830.
Son ouvrage le plus important est l'Égypte
sous des Pharaons, ou Recherches sur la géographie, la religion,
la langue, les écritures et l'histoire de l''Égypte avant
l'invasion des Cambyse, 2 vol. in-8, 1814.
Champollion a commencé à expliquer les hiéroglyphes,
qui étaient restés jusque là indéchiffrables.
Il a distingué d'abord trois sortes d'écritures : l'écriture
hiéroglyphique proprement dite ou écriture sacrée;
l'hiératique ou sacerdotale; la démotique ou vulgaire; il
a reconnu en outre que les caractères hiéroglyphiques étaient
employés, tantôt comme signes de choses, tantôt comme
simples lettres; il avait commencé à rédiger une Grammaire
et un Dictionnaire hiéroglyphique, quand la mort l'enleva. l'État
fit l'acquisition de ses manuscrits, qui furent publiés de 1834
à 1848. Sa ville natale lui a élevé une statue. (A19).
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Alain
Faure, Champollion,
le savant déchiffré, Fayard, 2004.

Oeuvre
d'historien, ce livre se lit comme un roman .
Le lecteur est entraîné sur les pas de Champollion, erre comme
lui dans l'aventure du déchiffrement des hiéroglyphes ;
il a les yeux de Champollion sur le monde, partage ses rêves, ses
doutes et les affres de sa santé précaire, sillonne
des contrées lointaines en sa compagnie, réagit aux attaques
des jaloux qui lui contestent la gloire de sa découverte. Cette
somme révèle des épisodes jusqu'ici inconnus de la
vie du savant, notamment les années passées à Grenoble
où les guerres napoléoniennes et la Restauration eurent un
fort retentissement.
Champollion
ne fut pas seulement un savant hors de pair : de l'avis de ses contemporains,
il avait aussi une "belle âme". Fidèle en amitié et
en amour, il se passionna pour l'éducation des enfants. Intègre
dans des temps troublés, il fit toujours preuve d'un patriotisme
ardent. Avec l'aide d'un frère admirable, Champollion-Figeac,
il se construisit en même temps que la France des temps nouveaux.
Champollion
ressort de ce livre démystifié mais plus extraordinaire encore,
attachant et étrangement moderne. Sa vie est celle d'un génie
précoce, poussé par sa famille et ses maîtres, reconnu
contre vents et marées. Sans fortune, inquiet de son avenir personnel,
malheureux dans sa vie sentimentale, en butte à un pouvoir qui lui
retira plusieurs fois son emploi, il n'abandonna jamais son rêve
égyptien et réussit face à des rivaux plus favorisés
que lui. Il fut bien l'enfant prodige de l'égyptologie. (couv).
Jean-Michel
Riou, Le
secret de Champollion, Flammarion (roman historique), 2005.
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Trois
amis orientalistes et mathématiciens signent un pacte, celui de
rechercher la vérité et de décoder le mystère
des hiéroglyphes. Ils partent dans la Vallée des Rois, à
la rencontre de la Pierre de Rosette et doivent affronter le danger aidés
du déchiffreur Champollion. Un roman historique pas trop historique... |
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