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Caylus (Marguerite
de Villette, marquise de), née dans le Poitou
en 1673, morte en 1729, était cousine de Mme
de Maintenon. Elle épousa à 13 ans J. Anne de Tubières,
marquis de Caylus, et se. fit remarquer à la cour de Louis
XIV par ses grâces et son esprit. Elle a laissé, sous
le titre de Souvenirs de Mme de Caylus, d'intéressants mémoires
sur son temps, qui furent publiés par Voltaire,
Genève , 1770. Ils ont été réimprimés
en 1804 par Auger, et en 1860 par Asselineau. |
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Caylus (Philippe, comte
de), archéologue, fils de la précédente, né
à Paris
en 1692, mort en 1765, suivit d'abord avec distinction la carrière
militaire, puis quitta le service afin de se livrer tout entier à
son goût pour les arts; accompagna l'ambassadeur de France
à Constantinople ;
visita la Turquie, l'Asie-Mineure, et revint en 1717 avec de riches matériaux,
qu'il légua en mourant au Cabinet du Roi. ll publia depuis cette
époque d'importants ouvrages sur les arts et les antiquités,
ce qui le fit recevoir à l'Académie de peinture en 1731,
et à celle des suscriptions, en 1742. Il aida les artistes de ses
conseils et de sa fortune, et fit lui-même d'utiles recherches sur
les moyens employés par les anciens pour peindre à l'encaustique ,
sur la manière d'incorporer la peinture dans le marbre, etc. Il
s'occupa aussi, soit comme amateur, soit comme artiste, de peinture
et de gravure,
mais le fit avec moins de succès. Ce fut en même temps un
écrivain spirituel. On a de lui : Recueil d'antiquités
égyptiennes, étrusques, grecques, gauloises, 7 vol. in-4,1752-1767;
Nouveaux sujets de peinture et de sculpture, 1755; Vies de Mignard,
Lemoine, Bouchardon, Watteau;
et des Oeuvres badines (contes ,
féeries ,
etc.), recueillies en 1787, 12 vol. in-8. Caylus eut pour ami l'abbé
Barthélemy, qui l'aida dans plusieurs de ses travaux. |