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Carrion-Nisas
(le baron Henri de). - Militaire et homme de lettres né à
Pézenas en 1767, mort en 1841, était officier de cavalerie
en 1789. Il s'attacha à Bonaparte après
le 18 brumaire, entra au Tribunat, où il appuya l'établissement
de l'Empire, fut néanmoins disgracié un moment pour avoir
combattu quelques dispositions relatives à l'hérédité,
rentra en grâce en 1806, fut fait colonel et rendit des services
signalés, surtout dans les campagnes d'Espagne
et de Portugal ,
d'Allemagne
et de France ;
remplit sous la première Restauration les fonctions de secrétaire
général du ministre de la guerre, mais se rallia à
Napoléon en 1815, rédigea l'adresse lue au Champ de mai
au nom du peuple français, et défendit vigoureusement les
ponts de Saint-Cloud et de Sèvres, ce qui lui valut de la part du
gouvernement provisoire le grade de général de brigade. Il
quitta définitivement le service après la défaite
française. On a de lui : Organisation de la force armée,
1817; Histoire de l'art militaire, 1823; Campagne d'Allemagne
en 1800, publiée en 1829. Il avait aussi composé des
tragédies qui eurent peu de succès.
Son fils, Antoine, né en 1794, d'abord
attaché aux bureaux de la guerre, élu représentant
du peuple en 1848, s'est fait connaître par des écrits politiques
et historiques, parmi lesquels on remarque : les Peuples et les Armées,
1820; Bonaparte et Napoléon, parallèle; Des idées
républicaines, 1821. Le père et le fils ont travaillé
au recueil intitulé : Victoires et conquêtes des Français. |
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