Perrenot Camus de Marcilly
(1470-1550); maire et capitaine d'Auxonne
,
défendit vaillamment cette ville contre Lannoy, général
de Charles-Quint, et le forca de lever le
siège (1526).
Geoffroy Camus de Pontcarré
(1539-1626), conseiller au parlement, accompagna Henri
III aux États de Blois
,
s'efforça de le dissuader du meurtre de Guise, tenta dès
1585 de rapprocher Henri III et le roi de Navarre, pacifia la Provence
agitée parla rivalité de La Valette et d'Epernon, et fut
en récompense nommé par Henri IV
premier président du parlement de Provence.
J. Pierre Camus (1582-1652), évêque
de Belley, ami de Saint Francois de Sales, député du clergé
aux États généraux de 1614, tenta de réformer
les abus du clergé et des couvents, et attaqua avec véhémence,
soit en chaire, soit dans ses écrits, les désordres des moines
mendiants. Ne se voyant pas soutenu par Richelieu,
il quitta son diocèse et se retira dans son abbaye
d'Aunay (près de Caen
).
On a de lui un nombre prodigieux d'écrits, où l'on trouve
plus de zèle que de goût, mais qui tous prouvent de esprit.
On remarque dans le nombre les romans
spirituels qu'il opposa aux romans d'amour alors en vogue (on connaît
surtout Palombe ou la Femme honorable); un traité de l'Avoisinement
des Protestants de l'Église romaine (1640), qui fraya la voie
à l'Exposition de la foi de Bossuet;
l'Esprit de Saint François de Sales, 1641, 6 vol. in-8, plusieurs
fois réimprimé.
Nicolas Pierre C. de Pontcarré,
premier président du parlement de Normandie, en 1703, concourut
puissamment à prévenir la disette, maintint l'ordre au milieu
des circonstances les plus critiques, et sauva au péril de ses jours
l'intendant de Courson, poursuivi par le peuple comme accapareur.
Geoffroy Macé C. de Pontcarré,
son fils, le remplaça comme premier président de Normandie
(1726), fit de grands sacrifices pour soulager les pauvres dans la famine
de 1741, et se fit donner le surnom de Père du peuple. Il
fut un des fondateurs de l'Académie de Rouen.