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Les
gens
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| Cailliaud (Frédéric),
voyageur né à Nantes le 9 juin 1787, mort à Nantes
le 1er mai 1869. II était d'une
humble origine, son père exerçant la profession de serrurier-mécanicien.
Attiré de bonne heure par ses goûts vers les sciences naturelles,
il commença par apprendre seul la géologie et la minéralogie.
Il se rendit à Paris Mais auparavant il eut la bonne fortune
de retrouver, au mont Zabarah Le voyageur voulut se donner à lui-même
le plaisir de continuer l'exploitation et réunit jusqu'à
dix livres d'émeraudes. Mais, malgré ce succès relatif,
l'exploitation n'a jamais été reprise pour la raison plausible
qu'elle ne rapportait plus assez pour compenser les frais. Près
des mines se trouvait une petite ville qui devait être habitée
par les mineurs : au milieu de la ville, on voyait des temples gréco-égyptiens
avec des inscriptions. Fier de ce premier succès, il résolut
de suivre, sur l'indication des Arabes de la tribu des Abadeh et des Bischarris,
une route qui conduisait les caravanes de la ville de Coptos Pendant tous ces voyages, Cailliaud prit le plus grand soin de faire des observations géologiques et minéralogiques, de décrire les moeurs des pays, de dessiner les costumes, de dresser un itinéraire avec des cartes, de copier les inscriptions. Quand il revint en France, il avait un portefeuille bourré de documents et une collection considérable d'antiquités achetées sur les lieux, principalement à Thèbes. Le tout fut acquis par le ministère de l'instruction publique et confié à Jomard pour être publié comme une suite du grand ouvrage de la commission d'Égypte. Cette publication parut en 1821, en 2 vol. in fol., sous le titre : Voyage à l'oasis de Thèbes, dans les déserts situés à l'Orient et à l'Occident de la Thébaïde, fait pendant les années 1815, 1816, 1817 et 1818. Arrivé à Paris Il revenait de ce voyage au mois
de mars 1820, lorsqu'il entendit parler de l'expédition que le pacha
d'Égypte se préparait à envoyer dans la haute Nubie Les résultats et les observations
de son voyage dans les oasis furent publiés par Jomard sous ce titre
Voyage
à l'oasis de Syouah (in-fol, avec planches). Cailliaud publia
lui-même son Voyage à Méroé, au fleuve Blanc,
au delà de Fazogl, dans le midi du royaume de Sennar, à Syouah
et dans les cinq autres oasis, fait dans les années 1819, 1820,
1821 et 1822 (1826-1827, 4 vol. in-8, avec cartes et planches in-fol.).
Quoiqu'il ne fut pas un égyptologue de profession, car la découverte
de Champollion n'était pas encore
faite, Cailliaud copia une foule d'inscriptions, rapporta des monuments
de toute sorte, entre autres une momie Il publia les résultats de ses observations
sous le titre de Recherches sur les arts et métiers, les usages
de la vie civile et domestiques des anciens Égyptiens (1823,
in-fol.); puis il développa ce même ouvrage, le dédia
au roi et le publia sous ce nouveau titre : Recherches sur les arts
et métiers, les usages de la vie civile et domestique des anciens
peuples de d'Égypte Cailliaud se retira dans sa ville natale,
y vécut paisiblement dans les fonctions de conservateur du musée
et y mourut à la date indiquée plus haut. Son nom a été
attaché à plusieurs ostraca, déposés
au Louvre
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.