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Les
gens
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| Bruni (Leonardo),
érudit, surnommé l'Arétin, né à
Arezzo Son ami Giannone Manetti, qui a écrit
son éloge funèbre, célèbre sa modestie, bien
qu'on fit le voyage de Florence exprès pour le voir, et la noblesse
de son caractère, bien qu'il fut enclin à la colère
et à l'avarice. Il a écrit en latin une Histoire de Florence
qui va jusqu'en 1404, qui fut traduite en italien par Acciajuoli, traduction
imprimée à Venise Leonardo Bruni, comme tous ses contemporains, faisait beaucoup plus de cas du latin que de l'italien; il prétendit que la langue de Dante était celle de la plèbe de Rome, dédaignée par les grands écrivains. « Il donnait ainsi à l'italien dix siècles de plus d'existence pour l'accabler sous le poids de son obscure antiquité. » (Etienne.)Il écrivit cependant en italien ses Vies de Dante et de Pétrarque (Pérouse, 1671), mais dans une langue périodique, imitée de celle de Boccace, et où abondent à dessein les latinismes. Il a écrit en latin une histoire intitulée De Bello italico adversus Gothos gesto (Foligno, 1470); c'est une traduction de l'ouvrage correspondant de Procope. Pour n'avoir pas cité le nom de Procope, Bruni fut même accusé de faux par l'érudit Christophe Persona qui retrouva un manuscrit des oeuvres complètes de Procope. On a encore de lui un opuscule intitulé Commentarius rerum suo tempore gestarum (Venise, 1476), et des lettres familières, Epistolarum familiarium libri VIII (Florence, 1495, fol.), qui sont toutes littéraires et consacrées surtout aux anciens. Bruni, malgré les fonctions politiques et religieuses qu'il exerça, réalise le type accompli du pur lettré de la Renaissance |
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| Bruni (Teofilo), mathématicien
né à Vérone |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.