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Boufflers
(Stanislas, chevalier de). - Célèbre par son esprit, né
à Lunéville en 1737, mort en 1814, avait pour mère
la marquise de Boufflers (née Beauveau-Craon),
femme belle et spirituelle, qui faisait les honneurs de la cour du roi
Stanislas. Destiné d'abord à l'état ecclésiastique,
il y renonça bientôt afin de se livrer à son goût
pour le plaisir, et obtint dans le monde les plus grands succès,
qu'il dut aux agréments de son esprit et de sa personne. Il entra
au service, fut nommé colonel de hussards en 1772, et maréchal
de camp en 1784. Ayant épuisé son patrimoine, il se fit nommer
gouverneur du Sénégal
(1785) et déploya dans l'administration des talents qu'on ne lui
soupçonnait pas.
Stanislas de Boufflers fut à son
retour reçu à l'Académie française
(1788). Élu en 1789 député aux États généraux,
il y brilla peu. Il émigra, et ne revint en France
qu'en 1800. Il écrivit ensuite quelques ouvrages sérieux,
mais ils eurent peu de succès. Boufflers est surtout connu par ses
poésies légères et par ses contes .
Ses principaux ouvrages sont : Aline, reine de Golconde, conte,
1761; divers poèmes érotiques, 1763; Lettre à sa
mère sur son voyage en Suisse ,
1770; Poésies fugitives, 1782; Traité du Libre
Arbitre, 1808. Il a donné lui-même ses Oeuvres complètes,
1813, 2 vol. in- 8. |
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