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Bosch

Hieronymus ou Jeroen vanAken dit Jérôme Bosch, Bos ou Bosco naquit entre 1460 et 1464 à Hertogenbosch (Bois-le-Duc), et mourut en 1516. Ils était de son temps un peintre fort renommé et sa réputation s'était étendue jusqu'en Italie et en Espagne. Ses oeuvres, aujourd'hui fort rares, justifient cette réputation. Leur exécution très précise contraste avec les scènes fantastiques qu'il se plaisait à représenter et qu'il introduisait jusque dans les sujets religieux, dans cette Tentation de saint Antoine du musée de Madrid, par exemple, où il a donné libre cours à ses bouffonnes inventions. Sous ce rapport, van Aken doit être considéré comme le précurseur de Brueghel et des Teniers

Ses compositions, quelquefois mal ordonnées, sont pleines de vie et de mouvement et, si le dessin chez lui manque un peu de distinction, il est cependant ferme et sûr. Le coloris offre aussi des qualités remarquables de franchise dans les intonations. Bosch avait un sentiment très vif de la nature et il a fait dans ses compositions une grande place au paysage. Son talent pour la représentation pittoresque de la nature apparaît avec un éclat particulier dans le tableau de l'Adoration des Mages du musée de Madrid. Ces cours d'eau ombragés par des arbres, ces dunes couvertes d'un rare gazon, ces petites villes aux rues étroites et silencieuses, dominées par des maisons à pignons, nous montrent dans leur vérité familière quelques-uns des aspects les plus caractéristiques de la contrée qu'habitait l'artiste, et les animaux qu'il a semés çà et là parmi la campagne et au premier plan de cette Adoration, sous le pauvre abri de la crèche, sont d'une étonnante justesse de mouvement et d'allures. A tous ces titres le peintre occupe dans l'histoire de l'art un rang tout à fait à part.
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L'Adoration des Mages, de Jérôme Bosch.
L'Adoration des Mages, de Jérôme Bosch
(partie supérieure du panneau central).

Ses oeuvres, nous l'avons dit, sont devenues très rares. Zanetti nous parle de tableaux de Bosch qui décoraient autrefois le palais ducal à Venise et qui ne nous ont pas été conservés, à l'exception d'un seul qui y reste exposé. Les grandes peintures mentionnées par van Mander et que Bosch aurait exécutées pour l'église Saint Jean de sa ville natale ont également disparu. Avec le Jugement dernier qui se trouve à l'Académie de Vienne (c'est peut-être celui qu'il peignit en 1504 pour Philippe le Beau), ses ouvrages les plus importants sont ceux qui appartiennent au musée de Madrid. Mais des sept qui sont inscrits sous son nom quatre seulement méritent cette attribution et le meilleur de tous est assurément l'Adoration des Mages (musée du Prado). Dans la Vision de l'Enfer (1503), le peintre s'est proposé de représenter, par l'accumulation des détails les plus horribles, les châtiments qui attendent les réprouvés après leur mort. Le musée d'Anvers possède aussi de lui une Tentation de saint Antoine

Hieronymus Bosch, quoi qu'en aient dit certains biographes, n'a pas gravé, mais il existe environ une quarantaine de planches qui ont été gravées au XVIe siècle, d'après ses oeuvres; la plupart sont d'Alart du Hameel. On sait enfin qu'en 1493 ou 1494 van Aken a dessiné les vitraux de la chapelle de la Confrérie des peintres à Bois-le-Duc. (E. Michel).

La Vision de l'Enfer, de Jérôme Bosch.
La Vision de l'Enfer, de Jérôme Bosch (détail).
Bosch (Jérôme de). - Poète hollandais, né à Amsterdam en 1740, mort à Leyde en 1811. Après avoir été l'élève de Vander Wilp et de Burmann, il fut, à l'âge de vingt ans, nommé premier clerc du greffe de la ville d'Amsterdam; ses fonctions lui laissaient assez de loisir pour lui permettre de s'adonner à l'étude et au culte des lettres. En 1800, il devint curateur de l'Université de Leyde. Les oeuvres poétiques de Bosch sont nombreuses; elles se distinguent par une douceur et une harmonie charmantes (Poemata [Leyde, 1803; Utrecht, 1808]). Il écrivit aussi des études de critique littéraire qui furent très remarquées. Voici la liste de ses principales productions : In funere Egberti de Vry Teminckx (1785) Epicedion in funere acerbo sororis Judithae Bosch (1793); Ad manes dilectae sororis (1793); Laudes Buonaparti, elegia ad Galliam (1801); Poemata (1803); Anthologia graeca H. Grotii (1795-1810)  Den inhoud des Ilias van Homerus. (E. H.).
Bosch (Bernard). - Poète hollandais, né à Deventer en 1746, mort près de Scheveningue en 1803. II était depuis de longues années pasteur dans un village lorsqu'il publia en 1785 un poème anonyme : De Eigenbaat ( = l'Egoïsme). Cette oeuvre fut très goûtée du public et une société d'Amsterdam promit une médaille d'or de la valeur de quarante ducats à l'auteur s'il consentait à se faire connaître. Encouragé par ce succès, Bosch publia de nombreuses pièces de poésie. Lorsque la Hollande fut envahie par les Prussiens, Bosch, qui avait fait une opposition énergique au gouvernement du prince d'Orange, dut fuir son pays;  il n'y rentra qu'après la conquête française. Les principaux ouvrages de Bosch sont : De vrijheid der drukpers (1787) (la Liberté de la Presse); Napoléon Bonaparte (1799); De Baatzucht (l'ambition) (1801); Gedichten (Poèmes) (1803). Il avait commencé la publication d'une grande édition de Vondel; la mort ne lui permit pas de l'achever. (E. H.).
Bosch-Kemper (Jeronimo de), né à Amsterdam le 23 mars 1808, mort en la même ville le 20 octobre 4876, magistrat, puis professeur a l'Athenaeum illustre d'Amsterdam et homme d'Etat hollandais. Il a écrit des ouvrages très estimés sur le droit constitutionnel et l'histoire politique de son pays.
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