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Bèze
(Théodore de). - L'un des principaux chefs des Réformés,
né à Vézelay en 1519, mort en 1605, se fit d'abord
connaître par des poésies latines élégantes,
mais licencieuses, et eut une jeunesse assez dissipée. En 1548,
il renonça à ce genre de vie et se rendit à Genève
(Suisse ),
où il se lia étroitement avec Calvin,
et embrassa sa doctrine.
Il professa avec succès pendant
dix ans les lettres grecques à Lausanne, puis revint se fixer à
Genève, où il reçut le titre de citoyen et fut nommé
recteur de l'Académie que l'on venait d'y fonder (1559). Il prêcha
avec succès les nouvelles doctrines en France ,
y attira le roi de Navarre, assista au colloque de Poissy
(1561) et à la bataille de Dreux ,
et fut, à la mort de Calvin (1564), regardé
universellement comme le chef de la Réforme. Il présida le
synode de La Rochelle, auquel assistaient les délégués
de toutes les églises réformées de France, et ne cessa
jusqu'à sa mort de travailler à la propagation de ses doctrines.
Théodore de Bèze porta dans
la controverse une violence excessive; on l'a accusé d'avoir excité
la guerre civile en France
et même d'avoir été l'instigateur du meurtre du duc
de Guise. Intolérant tout en réclamant la tolérance,
il écrivit pour justifier le supplice de Servet.
Ses principaux écrits, outre ses Poemata juvenilia, sont
une traduction en vers français des Psaumes
de David ,
qui complète celle de Marot, 1563; une Histoire
des églises réformées de France de 1521 à 1563
, Anvers, Genève, 1580, 3 vol. in-8, et une traduction du Nouveau
Testament ,
1556. |
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