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Bételgeuse***
est une supergéante rouge distante de 400années-lumière.
Une magnitude apparente de 0,45 et une magnitude
absolue de 5,14, soit un éclat dix mille
fois supérieur à celui de notre Soleil,
pour cette étoile dont la masse vingt fois plus importante que celle
de notre Soleil. Ses dimensions sont gigantesques. Le diamètre de
sa photosphère est 800 fois plus important
que celui de l'astre du jour. Et c'est la seule étoile (si l'on
excepte bien sûr le Soleil) dont on ait pu observer directement la
surface, grâce à des méthodes interférométriques.
En 2003, des études spectroscopiques ont montré par ailleurs
que sa chromosphère, dont la température
a été évaluée à 1500 K, s'étend
bien au-delà de ce que l'on imaginait, et se perd dans un nuage
de poussières qui entoure l'étoile. Les dimensions de cette
chromosphère sont de l'ordre de cinq fois le diamètre de
l'orbite de Neptune...
Variable à
longue période (environ 2070 jours, pour une magnitude évoluant
entre 0,9 et 0,4), Bételgeuse possède aussi au moins cinq
compagnons
nains. On a parfois émis l'hypothèse que l'un d'eux évolue
même à l'intérieur de son enveloppe diluée.
Alpha
Orionis (1,0 à 1,4) - John Herschel
a signalé la variabilité de cette étoile qui résulte
de l'ensemble de ses observations, du 22 mars 1836 au 7 janvier 1840; les
limites de ses variations (1,0 gr. à 1,4 gr.) sont encore plus étroites
que celles de a Cassiopée,
et comme son intensité lumineuse est plus grande, la détermination
des points tropiques est aussi plus difficile. D'après Argelander ,
elle ne peut se faire que très rarement avec une incertitude ne
dépassant pas 8 à 10 jours; néanmoins, en se servant
de 68 observations de J. Herschel et de 131 qui liai étaient propres,
cet astronome a cru pouvoir donner avec quelque certitude les caractères
suivants sur la variabilité de celte étoile.
La
durée de la période est de 196 jours : elle se divise en
deux parties d'inégale longueur, 91,6 j. pour l'augmentation d'éclat,
et 104,4 j pour sa diminution; en outre, la durée de cette décroissance
n'est pas constante eu l'on constate dans l'époque moyenne des deux
maxima ou minima successifs un retard sensible (Ch. André, 1899).
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Le
disque de Bételgeuse.
Crédit
: A. Dupree (CfA), R.
Gilliland (STScI), NASA
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