Les gens

[Accueil][Encyclopédie][Chronologies][Arrière-plans][Inventaires][Noms]


Bessel, Friedrich Wilhelm (23 juillet 1784 - 17 mars 1846) - Né à Minden, en Westphalie, quitta le commerce en 1805 pour entrer comme assistant à l'observatoire de Lilienthal, près de Brême, et s'y livrer aux études astronomiques sous la direction de Schröter, à qui Olbers l'avait recommandé. Nommé en 1810 professeur d'astronomie à Königsberg, il dirigea en 1812 la construction du nouvel observatoire de cette ville, et y fit une foule d'observations et de découvertes, dont il publia le recueil : son ouvrage Fundamenta Astronomiae (1818) contient un catalogue de 36 étoiles fondamentales rapportées à l'équateur et à l'équinoxe de printemps. Il a fait, de 1821 à 1833, des observations entre 15° de déclinaison australe et 45° de déclinaison boréale pour déterminer les positions de 62500 étoiles jusqu'à la 9e grandeur. Dès 1840, il avait conjecturé qu'il devait exister une grande planète au delà d'Uranus, préludant ainsi à la découverte de Neptune, que Le Verrier accomplit en 1846. Il fut élu en 1812 membre étranger de l'Académie des Sciences de Berlin, en 1816 correspondant et en 1840 associé étranger de celle de Paris. Comme Arago, il chercha, dans ses leçons populaires à rendre la science accessible à tous. Il lisait en public à Königsberg des notes que Schumacher publia sous le titre de Populäre Vorlesungen (1848). 
Equation personnelle - Bessel et Schumacher ont donné une méthode, fondée sur le calcul des probabilités, pour obtenir une précision extrême dans les observations. Bessel a introduit en 1823 la correction de l'erreur personnelle, dite équation personnelle, c'est-à-dire de la partie constante de l'erreur que commet un astronome dues toutes sortes d'observations. Gauss s'est aussi occupé en 1835 de l'équation personnelle.
Bessel a résolu le problème difficile de la détermination de la parallaxe d'une étoile. La solution de ce problème avait été vainement cherchée par Galilée, qui a publié en 1632 la méthode pour le résoudre, par Hooke en 1669, par Flamsteed en 1689, par Bradley en 1725, par W. Herschel qui a perfectionné en 1782 la méthode de Galilée. Ce problème est important, car il permet de calculer la distance d'une étoile à la Terre. Bessel a trouvé en 1838 la parallaxe de 61 du Cygne, grâce à l'excellent héliomètre construit en 1829 par Fraunhofer. W. Struve, qui, le premier, a rendu pratique la méthode de Galilée, obtint en 1840 la parallaxe de a de la Lyre
Prédiction de Sirius B - Des différences entre les positions observées et calculées de Sirius (Grand Chien), Bessel conclut que l'attraction d'un astre invisible devait produire les dérangements remarqués. Celui-ci sera effectivement découvert par par A.-G. Clark en 1862.

Aplatissement terrestre - Les astronomes ont conclu des mesures d'arcs terrestres le que la Terre est un sphéroïde aplati aux pôles; Bessel en 1841 et Airy en 1848, admettant que ce sphéroïde est un ellipsoïde de révolution, ont trouvé par le calcul a peu près les mêmes nombres pour son aplatissement et pour le rayon de son équateur.

Pour expliquer les queues des comètes, Kepler croyait à une impulsion produite par les rayons de lumière et Olbers à une action électrique entre le Soleil et la comète. Bessel a écrit dans la Connaissance des Temps pour 1840 qu'il est convaincu que le Soleil exerce sur la matière ténue de la queue une attraction plus faible que sur le noyau, et même une répulsion, et que celle-ci peut être de nature électrique; la formule qu'il a donnée à ce sujet a été modifiée en 1884 par R. Radau et H. Faye admet aussi une force répulsive, due à l'incandescence du Soleil, agissant sur les parties ténues en produisant des effets inversement proportionnels aux densités des nébulosités; et partant de là il a donné en 1883 une théorie des queues des comètes. (A19).

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[Bibliothèque][En librairie][Textes][Pages pratiques][Recherche sur Internet][Aide]

© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.