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Beha-ed-Dîn.
- mathématicien né en 1547, mort en 1662. Son ouvrage, Chulâsat
al hisâb (Essence de l'art du calcul), a été
publié en allemand, et en arabe par Nesselmann (Berlin, 1843). Il
paraît avoir vécu en perse et être mort à Ispahan .
Il a fait une compilation à la fois arithmétique,
algébrique,
géométrique,
sans originalité propre, mais curieuse par la variété
des doctrines de sources diverses qui y sont mélangées, comme
elle est intéressante par diverses questions de détail, sur
certaines desquelles on manque d'éclaircissements.
Ainsi il désigne sous le nom de
concombre
une espèce de trapèze qui n'a pu être déterminée;
il considère un décagone étoilé dans lequel
ne subsiste que le contour extérieur, idée dont on ne connaît
pas les précédents; il appelle figure de la fiancée
celle qui sert à démontrer,
dans Euclide, le théorème
sur le carré de l'hypoténuse, et à laquelle les écoliers
donneront longtemps le nom moins poétique de pont aux ânes.
Dans ce dernier cas les Arabes semblent avoir traduit, avec un contre-sens,
l'expression grecque de theorema tes nymphes, qui se trouve appliquée
à la même figure par Georges Pachymère, et où
nymphe
doit être entendu dans le sens d'insecte ailé, par assimilation
grossière avec la forme de la figure; l'expression anglaise Dulcarnon,
pour désigner le même théorème, représente
d'ailleurs évidemment un terme arabe plus authentique (la bête
à deux cornes). (P. Tannery). |
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