Baudelaire
1857 |
Sous les ifs noirs
qui les abritent,
Les hiboux se tiennent
rangés,
Ainsi que des dieux
étrangers,
Dardant leur oeil
rouge. Ils méditent.
Sans remuer ils se
tiendront
Jusqu'à l'heure
mélancolique
Où, poussant
le soleil oblique,
Les ténèbres
s'établiront.
Leur attitude au
sage enseigne
Qu'il faut en ce
monde qu'il craigne
Le tumulte et le
mouvement,
L'homme ivre d'une
ombre qui passe
Porte toujours le
châtiment
D'avoir voulu changer
de place. |
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