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Bartsch

Bartsch (Jakob). - Mathématicien et astronome né en Lusace en 1600, mort de la peste en 1633. Il était le gendre de Kepler et son assistant. Professeur de mathématiques à l'université de Strasbourg, il a publié en 1624, Usus astronomicae planisphaerum argentinae. On lui doit la création des constellations de la Licorne, de la Girafe (qu'il confond avec un chameau), de la croix du Sud et de la Colombe, qui sont toujours sur nos cartes, et du Tigre et du Jourdain, aujourd'hui disparues.
Bartsch (Johann Adam Bernhardt, chevalier de). - Dessinateur, graveur et célèbre iconographe, né le 17 août 1757 à Vienne, mort à Vienne le 21 août 1821. Il a de bonne heure fréquenté l'école de gravure de Vienne, dirigée par Schmutzer, et, ayant acquis une grande dextérité, il débuta dès 1775 par des vignettes et ne cessa de cultiver son art jusqu'à, sa mort, malgré ses fonctions, d'abord d'attaché à la Bibliothèque impériale (1777), puis de conservateur du Cabinet des estampes (1816) qui lui doit son développement rapide. L'oeuvre gravée de Bartsch représente cinq cent cinq pièces, au burin et à l'eau-forte, d'après d'après ses propres inventions, le plus souvent d'après des dessins ou des estampes des maîtres, dont il sut imiter supérieurement les différentes manières. II eut encore le mérite de remettre sous les yeux du: public quelques chefs-d'oeuvre de la gravure sur bois du XVIe siècle, en publiant de nouvelles éditions, tirées sur des planches originales même, miraculeusement retrouvées en quelque sorte des suites de gravures d'Albrecht Dürer et de Hans Borgkmair, telles que le Triomphe de l'empereur Maximilien 1796), l'Arc triomphal du même (1799), Images des saints et saintes issus de sa famille (1799). 
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Bartsch.
Adam von Bartsch (1757-1821).

Bien plus grande toutefois est son importance sur un autre terrain : il est le véritable père de l'iconographie, grâce d'abord à ses Catalogues raisonnés des estampes de quelques maîtres graveurs, tels que Ant. Waterloo (1795), Guido Reni et ses disciples (1795), Rembrandt (1797, 2 vol. in-8), Lucas de Leyde (1798), qu'il couronna par une oeuvre magistrale : le PeintreGraveur (1803-1821, 21 vol. in-8 avec grav.; nouv. édit., 1853-1867), laquelle, malgré ses lacunes et des erreurs inévitables dans un travail de défrichement, n'en reste pas moins une publication de premier ordre, que d'autres ont essayé de compléter (Weigel, 1843, et Heller, 1844) ou de rectifier, sans chercher à la remplacer. En guise d'introduction à cet ensemble, il a donné, l'année de sa mort même, un traité sur la connaissance des estampes (Anleitung zur Kupferstichkunde, 1821), le seul ouvrage qu'il ait écrit en allemand. Nous ne devons pas oublier de mentionner son Catalogue raisonné des dessins originaux des plus grands maîtres anciens et modernes qui faisaient partie du cabinet du prince de Ligne (1794, in-8), et le Recueil d'estampes d'après les dessins originaux de diff. maîtres (1794, gr. in-fol.). Il avait été élevé au rang de chevalier en 1812.

Son fils, Friedrich-Joseph-Adam, chev. de Bartsch, né en 1798, mort en 1873, conservateur du Cabinet des estampes de Vienne depuis 1827, a publié le Catalogue d'estampes gravées par son père (1818), une Chronologie der griechischen und römischen Künstler (1835), et un catalogue du cabinet confié à sa direction (Die Kupferstichsammlung der K. K. Hofbibliothek zu Wien, 1854). (G. Pwaliswski).

Bartsch (Karl-Friedrich), philologue né à Sprottau (Silésie) le 25 février 1832, vint à Berlin, après avoir terminé ses études à l'université de Breslau, et 
travailla sous la direction de Wilhelm Grimm et de Massmann. Il voyagea à plusieurs reprises en France, en talle et en Angleterre, étudiant les manuscrits en langue provençale renfermés dans les diverses bibliothèques. Il continua même de travailler à la Bibliothèque nationale pendant les cinq premières semaines de la guerre de 1870. Il fut successivement nommé conservateur du Musée germanique de Nuremberg (1855), professeur de philologie romane et germanique à l'université de Rostock (1858), puis à celle de Heidelberg; (1871). Par ses travaux sur la philologie romane et sur la philologie germanique, Bartsch s'est mis au premier rang dans ces deux domaines. 

Sa Chrestomathie de l'ancien français (4e éd., 1880) est universellement estimée. Citons encore sa Chrestomathie provençale (4e éd. 1882), Denkmäler der proven çalischen Litteratur (Stuttgart, 1856), son édition du Mystère de sainte Agnès (Berlin, 4869); Altfranzösische Romanzen und Pastourellen (Leipzig, 1870); enfin l'édition de la Chanson de Roland; sans compter de nombreux articles dans les revues de langue romane. Bartsch a encore plus produit sur la littérature allemande primitive. 

Outre de nombreuses éditions de textes de poètes du Moyen âge : Berthold von Holle (1858); Mitteldeutschen Gedichte (1860); Meisterlieder der Kolmaren Handschrift (1862); Hugo von Montfort (1879), etc., nous citerons : son anthologie, Deutsche Liederdichter des 12ten bis 14ten Jahrh. (Leipzig,1879, 2e éd.); sa grande édition critique des Niebelungen (Leipzig, 1879-1880, 3 vol.), suite de son célèbre ouvrage Untersuchungen über das Niebelungenlied (Vienne, 1865); l'achèvement de la Gesch. der Deutsche. Dichtung, de Gervinus; la continuation de la Collection des poètes du Moyen âge, de Pfeiffer; la seconde édition de la Poésie des troubadours, de Dietz; enfin un remaniement de l'Histoire de la littérature allemande, de Koberstein (Grundriss der Gesch. der Deutschen Nationallitteratur (Leipzig, 1872-1874, 5 vol.). A partir de1869, il a succédé à Pfeiffer dans la direction de la Revue philologique intitulée : Germania. (A.-M. B.).

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