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Barras (Paul
J.-Fr.-Nicolas, comte de), né en 1755, d'une famille noble de Provence ,
entra fort jeune au service militaire, et fut envoyé à l'île
de France (île Maurice ),
et de là en Inde .
II était revenu en France
et menait une vie dissipée à Paris ,
quand la Révolulion éclata.
Il prit part à la prise de la Bastille
et à la journée du 10
août 1792, fut nommé député à la
Convention
par le département du Var, et vota la mort du roi sans sursis ni
appel.
Il s'associa avec les Montagnards,
le 31 mai 1793, aux mesures prises contre les Girondins.
Il fut ensuite envoyé comme commissaire à l'armée
d'Italie
et en Provence, et coopéra à la reprise de Toulon
sur les Anglais. Il fut chargé
de la défense de la Convention
le 9 thermidor (27 juillet 1794), et le 13
vendémiaire (5 octobre 1795). Il confia la direction des opérations
militaires de cette dernière journée au général
Bonaparte, qu'il avait remarqué au siège
de Toulon.
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Barras
en costume de directeur (1768-1797).
(Il
porte la redingote et le manteau nacrats,
l'écharpe
bleue, le chapeau noir à plumes
tricolores;
gravure de Bonneville).
A la formation du Directoire,
Barras en devint l'un des cinq membres. Le coup d'Etat du 18 fructidor
(4 septembre 1797) lui assura une sorte de dictature. Il tint alors au
Luxembourg
une espèce de cour, où se fit sentir l'influence de ses moeurs
dissolues. Après la journée du 18
brumaire, il se retira à son château
de Grosbois, de là à Bruxelles ,
et ensuite à Marseille ,
d'où il fut exilé à Rome
en 1812. Il revint à Paris
après les événements de 1814, y vécut dans
l'obscurité, et mourut à Chaillot en 1829. |
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