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Les
gens
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| Barmécides,
c'est-à-dire
fils de Barmek, famille célèbre
en Orient par son élévation et par ses malheurs, joua un
rôle important sous les premiers califes
abbassides.
Le premier qui soit connu dans l'histoire est Khaled, fils de Barmek noble
du Khoraçan il fut promu vers 750 à la dignité de
grand vizir par Aboul-Abbas, qu'il avait contribué
à placer sur le trône, et conserva quelque temps cette charge
sous Almanzor, dont le règne glorieux
fut en grande partie son ouvrage. Il devint ensuite gouverneur de Mossoul
(765), et fut chargé d'élever l'héritier du trône,
Haroun-ar-Raschid
(778); il mourut peu après, avec une grande réputation de
sagesse.
Son fils Yahia, porta au plus haut point la fortune et la gloire des Barmécides. Il contribua beaucoup à assurer la couronne à Haroun qui en reconnaissance lui donna la charge de vizir dès qu'il fut sur le trône (786) : c'est à lui qu'est dû l'éclat du règne d'Haroun-ar-Raschid. Yahia eut plusieurs fils, dont les plus
connus sont Fadhl et Djafar (frère du Giafar
des Mille et une Nuits On ne connaît pas bien la cause de cette étrange révolution selon les uns, Haroun était jaloux des Barmécides qui avaient usurpé tout le pouvoir et ne lui laissaient que le vain nom de calife; selon d'autres, Djafar avait désobéi au calife en mettant en liberté un descendant d'Ali qu'il lui avait ordonné de mettre à mort; selon d'autres enfin, Djafar avait séduit une soeur du prince, la belle Abbassa, pour laquelle Haroun avait lui-même une vive passion. Les malheurs des Barmécides ont été chantés par les poètes orientaux; ils ont aussi fourni le sujet de plusieurs tragédies, de celle entre autres que La Harpe fit représenter en 1778. |
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© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.