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Baret (Eugène),
professeur et littérateur né à Bergerac
(Dordogne) le 16 décembre 1816, mort à Paris
le 4 avril 1887. Elève de l'Ecole normale, il obtint en 1858 le
titre de docteur ès lettres et fut nommé, l'année
suivante, professeur de littérature étrangère à
la faculté des lettres de Clermont-Ferrand ,
dont il devint le doyen en 1869. Recteur de l'académie de Chambéry
en 1875, il fut nommé, en 1878, inspecteur général
de l'enseignement primaire.
Les travaux spéciaux de d'Eugène
Baret l'ont fait élire membre de l'académie d'histoire de
Madrid. Outre sa thèse latine (De Themistio sophista et apud
imperatores oratore), il a publié des Etudes sur la rédaction
espagnole de l'Amadis
de Gaule (1853) et tout aussitôt De l'Amadis de Gaule et de
son influence sur les moeurs et la littérature au XVIe
siècle et au XVIIe siècle
(1853, in-8 ; nouv. éd. 1873, in-8); Espagne et Provence, études
sur la littérature du midi de l'Europe (1857, in-8 ; 2e
éd., sous ce titre : les Troubadours et leur influence sur la
littérature du Midi de l'Europe, 1867, in-8, et 3e
édit., 1867, in-12); Histoire de la littérature espagnole
depuis ses origines les plus reculées jusqu'à nos jours
(1863, in-8 et in-18), complétée plus tard par une Anthologie
espagnole (1884, in-42); Mémoire sur l'origine du Gil Blas
de Lesage (1864,
in-8) ; une traduction couronnée par l'Académie française
des Oeuvres dramatiques de Lope de Vega (1869-1870,
2 vol. in-8) ;.une édition des Oeuvres de Sidoine
Apollinaire 1878), dont il donna une traduction dans la coll. D. Nisard
(Didot, 1887); une intéressante étude
sur F. de Valenzuela, le favori de Marie-Anne d'Autriche, femme de Philippe
IV (Revue des Deux-Mondes, le 1er
juillet 1880), etc.
Son épouse, Mme Baret a traduit
deux ouvrages de lady Barker sur la Nouvelle-Zélande et le pays
des Zoulous (1882-1885). (M. Tx.). |
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