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Barclay (John). - Écrivain
de langue anglaise du XVIIe
siècle, naquit en 1582 à Pont-à-Mousson en Lorraine,
où son père, savant jurisconsulte écossais ,
s'était retiré pour se soustraire aux persécutions
dont les Catholiques
étaient alors l'objet dans son pays. Après la mort de son
père (1605), il passa en Angleterre ,
y fut bien accueilli de Jacques I, qui lui donna une place lucrative, et
y publia un ouvrage de son père De potestate papae (1607)
: il eut à cette occasion une vive controverse avec Bellarmin,
puis avec le jésuite
Jean Eudaemon, qui l'accusait d'hérésie. A la suite de ces
querelles il se retira à Rome, où il publia de nouveaux écrits
dans le but d'établir son orthodoxie. Il y mourut en 1621.
John Barclay est surtout connu par l'Argénis,
roman
allégorique écrit en latin et mêlé de prose
et de vers, où il trace le tableau des vices et des révolutions
des cours. Ce livre, qui faisait les délices de Richelieu,
est remarquable par l'élégance et l'originalité. Publié
d'abord à Paris en 1621, il a été fréquemment
réimprimé, notamment à Leyde, Elzevir, 1630 et 1664,
avec une clef des personnages. L'Argénis a été
traduite en français par l'abbé Josse, 1732, et mieux par
Savin, 1776. On a encore de Barclay : 1° Euphormio, autre satire
allégorique, dirigée surtout contre les jésuites,
Londres, 1603, et Leyde, 1637, avec clefs, traduit par Drouet de Maupertuis,
Anvers, 1711; 2° Icon animorum ou Portrait des rimes, Londres,
1614, traduit en français, 1625; 3° Histoire de la conspiration
des poudres, Oxford, 1634, et deux livres de poésies latines,
1615. |
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Barclay (Robert). -
Célèbre quaker ,
né en 1648 en Écosse ,
d'une famille riche et ancienne, mort en 1690, embrassa en 1666, ainsi
que son père, la doctrine des Quakers; se lia étroitement
avec William Penn; voyagea en Angleterre ,
en Hollande
et en AIlemagne
pour faire des conversions, et écrivit plusieurs ouvrages pour exposer
les dogmes de sa secte. Le plus connu est l'Apologie de la véritable
théologie chrétienne, telle que la professent ceux que par
dérision on appelle Quakers; il la publia à Amsterdam,
en latin, 1676, et la dédia au roi Charles
II. Elle a été traduite en français en 1702. |