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Les
gens
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| Baker (sir
Samuel White), voyageur né dans le Worcestershire en 1821, mort
en 1893, dans le Devon Enfin, au mois de juin 1862, Baker arriva devant Khartoum, à la jonction du Nil Blanc et du Nil Bleu ; il y arma trois bateaux et se rendit à Gondokoro (4° 55' lat. N.), où il rencontra en février 1863 Speke et Grant qui lui donnèrent des nouvelles des grands lacs, sources présumées du Nil; ces voyageurs avaient vu, à l'Ouest, le lac Kéréoué et poursuivi en partie la rivière Somerset qui s'en échappe; ils présumaient que celle-ci se jette plus loin dans un second grand lac où vraisemblablement le Nil prenait sa source; mais ni l'un ni l'autre de ces voyageurs n'étaient arrivés à ce second lac, et Baker résolut dès lors de se mettre à sa recherche. L'hostilité des marchands d'esclaves,
qui voyaient dans son expédition une entreprise dirigée contre
leur trafic, l'empêcha de se porter directement vers le Sud; il fit
un crochet à l'Est et explora les pays encore inconnus d'Ellyria,
de Latouka et d'Obbo; de là il se dirigea par la route indiquée
par Speke, vers les chutes de Karouma du Somerset.
Enfin, le 16 mars 1864, il arriva au lac occidental qu'il cherchait, le
Mvoutan Nzigé, près de Vacovia, qu'il baptisa Lac Albert
Nyanza. Il en suivit le bord Nord-Est pendant dix jours jusqu'à
Magoungo, endroit où le Somerset y entre, sans pouvoir toutefois
constater de visu l'écoulement du Nil Blanc ; mais comme
il ne lui restait plus, en somme, que quelques lieues à faire pour
atteindre l'extrémité nord du lac, et comme il rencontra
à son retour le Nil à Poundo, par 3° 32' lat. N., il
était hors de doute que le Nil Blanc prenait réellement sa
source dans ce lac (Proceedings Royal Geogr. Soc. of London, vol.
n° 1, pp. 6-27.) En mars 1865, Baker revint à Gondokoro, d'où
il rétrograda sur Khartoum, Souakin Mais sa mission en Afrique n'était pas terminée. Les horreurs de la traite des esclaves, dont il avait été témoin sur le haut Nil, lui avaient inspiré l'idée d'une vaste répression dont il rêvait d'être l'âme. C'est ainsi qu'en 1868, il soumettait au khédive le projet de reconquérir les territoires qui s'étendent depuis le Nil jusqu'aux grands lacs, d'y établir la souveraineté égyptienne, d'y abolir la traite des Noirs et d'y introduire des règlements pour le trafic des caravanes. Le khédive accepta les plans de Baker, le nomma pacha, et le mit à la tête d'une petite armée munie de vapeurs démontables et d'abondantes provisions. Partie à la fin de 1869, l'expédition arriva le 7 juin 1870 à Khartoum où elle rencontra de la part du gouverneur et des riches traitants une hostilité sourde qui entrava sérieusement ses opérations; puis, quand elle se lança sur le fleuve, elle eut à lutter contre les obstacles naturels : le Nil Blanc était coupé par une longue et profonde barre de plantes aquatiques, véritable marais pestilentiel, où la plupart des compagnons de Baker succombèrent aux fièvres paludéennes; lui-même atteignit à grande peine Gondokoro, le 15 avril 1871. Là, Baker éleva une ville
qu'il baptisa Ismaïlia, et déclara la guerre aux habitants
de Bari |
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| Baker
(Richard). - Historien né en 1568 dans le comté de Kent |
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| Baker (Henry). - Naturaliste, membre de la Royal Society et de la Société anglaise des archéologues, né au commencement du XVIIIe siècle mort en 1774, s'est occupé avec succès de recherches microscopiques, et a publié le microscope mis à la portée de tout le monde, traduit en français par le P. Pezenas, 1754. |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.