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Le Lac Baïkal
est un lac de Sibérie (Russie).
C'est le plus grand bassin d'eau douce de l'Asie et l'un des plus grands
du monde. Il occupe une étroite vallée limitée au
Nord par la chaîne du Baïkal, et au Sud par les derniers contreforts
des monts Daour et lablonovoï. Sa surface s'élève à
390 m au-dessus du niveau de la mer. Sa longueur est de plus de 600 km.
Sa largeur varie de 50 à 80 km. Sa surface occupe environ
31,500 km². Sa profondeur moyenne est
de 250 m, à certains endroits elle atteint jusqu'à 1373 m.
Sa contenance approximative est de 8743 km². Les crues sont rares
et ne dépassent guère 1 à 2 m. On n'y trouve qu'une
seule île, celle d'Olkhon qui occupe plus de 700 km². Les principaux
affluents du lac sont la haute Angara, le Bargousine, la Sélenga.
Il reçoit, en outre, un grand nombre de torrents. Ses eaux s'écoulent
par la basse Angara, qui les emporte dans le bassin de l'Iéniséi.
En somme, le Baïkal est traversé par l'Angara comme le lac
Leman par le Rhône.
Il gèle du mois de décembre
jusqu'au mois de mai. L'épaisseur de la glace dépasse un
mètre et atteint parfois 2 m. Les vents suivent en général
l'orientation du cours du lac (du Nord-Est au Sud-Ouest). Du printemps
au mois de juin dominent ceux du Nord-Est, à partir du mois d'août
ceux du Sud-Ouest. Ils provoquent des boules redoutables. Les vagues dépassent
parfois 2 m. Depuis le commencement de l'été jusqu'au mois
de juillet, les brouillards sont fort intenses, surtout le matin. Les eaux
d'un vert clair sont très transparentes. Les tremblements de terre
sont fréquents dans la région du Baïkal. Les principaux
poissons sont le phoque, l'esturgeon, le saumon, truite saumonée
(omoul) la perche. Une espèce, le Comephorus baicalensis, ne se
rencontre que dans ses eaux. Les mollusques sont rares. Les oiseaux d'eau
sont fort nombreux, notamment les cormorans et les canards. Certaines parties
du littoral sont couvertes de guano.
La pêche la plus importante
est celle de la truite saumonée. La navigation est peu importante.
Le premier navire à vapeur de la Sibériefut lancé
sur les eaux du Baïkal. Les habitants de la Sibérie ont pour
le lac une superstitieuse vénération; ils lui donnent le
nom de lac, les Russes et les Mongols l'appellent la mer sainte. Jamais
chrétien, disent les Russes, n'y a péri, sinon en état
de péché mortel. Les rives désolées et bordées
de falaises offrent un aspect mélancolique. On évalue à
32,000 km². le territoire dont les eaux sont tribut du Baïkal.
(L.
L.). |
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