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Bacchylide,
poète grec de la première partie du Ve
siècle av. J.-C., neveu de Simonide, avec qui il habita un certain
temps la Sicile, à la cour du roi Hiéron de Syracuse ;
plus tard il se retira dans le Péloponnèse .
II s'exerça dans différents genres, mais cultiva surtout
la poésie lyrique, où il suivait
les traces de son oncle.
D'après les
fragments qui nous restent de lui, il semble avoir eu moins d'inspiration
et de grandeur que le poète de Céos ; mais il ne manque ni
d'art ni d'élégance. Sa muse aimable et gaie célèbre
les bienfaits de la paix, le vin, l'amour, la douce hospitalité.
Mais il est aussi, comme tous les Grecs, frappé des misères
de la vie humaine et, dans un des fragments que nous possédons,
il s'écrie, presque dans les mêmes termes que Sophocle
:
Pour
les mortels, le mieux est de ne pas naître et de ne pas voir la lumière
du Soleil; nul mortel n est toujours heureux.
Les fragments de Bacchylide
ont été recueillis par Neue (1832). Bergk., Poetae lyrici
graeci, p. 1226. |
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