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Ariston

Ariston, roi de Sparte, de la famille des Proclides, fils d'Agesiclès, a régné vers 550 av. J.-C. Deux fois marié sans avoir d'enfant, il usa de ruse pour détourner de ses devoirs la femme d'un ami. Elle mit au monde un fils, qu'Ariston ne crut pas devoir considérer comme le sien; mais ce fils n'en devint pas moins roi sous le nom de Démarate. (J.-A. H.).
Ariston de Chio, surnommé tantôt le Chauve, tantôt la Sirène à cause du charme de sa parole, est un philosophe stoïcien, né vers 236 av. J.-C.

Disciple immédiat de Zénon, le fondateur de l'école stoïcienne, continua avec Chrysippe la série des maîtres dans l'école vers 260 av. J.-C. Il entendit aussi les leçons de Polémon. S'étant éloigné sur plusieurs points de la doctrine de Zénon, il forma une secte particulière, celle des aristoniens; mais elle n'eut pas de durée, et on ne lui connaît que deux disciples fort obscurs, Miltiades et Diphilus.

Ariston rejeta de la philosophie tout ce qui concerne la métaphysique, la logique et la physique, sous prétexte que l'une est indigne d'intérêt et que l'autre ne traite que de questions insolubles pour nous; il ne conserva que la morale, comme la seule, étude qui nous touche directement; encore ne l'a-t-il envisagée que d'un point de vue général, laissant aux nourrices et aux instituteurs de notre enfance le soin de nous enseigner les devoirs particuliers de la vie.

Il disait que le philosophe doit seulement faire connaître en quoi consiste le souverain bien. Il n'existait à ses yeux d'autre bien que la vertu, d'autre mal que le vice; il rejetait toutes les distinctions que d'autres Stoïciens ont admises sur la valeur des choses intermédiaires.

Les questions relatives à l'essence divine rentrant à ses yeux dans l'objet de la physique, il les plaçait en dehors de la portée de notre intelligence; mais ce scepticisme sur un point particulier de la science, ne nous donne pas le droit de l'exclure de l'Ecole stoïcienne. 

Du reste, il n'enseignait pas dans le Portique, mais dans le gymnase Cynosarge, à Athènes. C'est à lui que l'on rapporte ces paroles mentionnées par Diogène Laërce, et commentées par Épictète et Antonin (Enchir., c. XVII, §50; c. I, §8) , que le sage est semblable à un bon comédien, parce qu'entièrement indifférent à tous les rapports extérieurs de la vie, il est aussi capable de jouer le rôle d'Agamemnon que celui de Thersite. Les écrits d'Ariston n'ont pas été conservés.

Cicéron le cite souvent dans le traité des Devoirs et dans le De finibus. Sa personne et sa doctrine ont été parfois confondues avec celles d'un homonyme de Céos (ci-dessous), qui appartenait à l'école péripatéticienne. (F. / J.-A. H.).

Ariston est le nom porté par trois philosophes péripatéticiens :
Ariston de Iulis, de l'Ile de Céos,  florissait 260 ans avant J. C., disciple et successeur de Lycon. Il n'est rien resté de ses nombreux écrits, que Cicéron mentionne d'une manière peu favorable (de Fin., lib. V, c. v). Il est auteur d'une histoire des diverses écoles philosophiques, d'un traité de la sagesse, d'écrits contre les rhéteurs et les dialecticiens, de mélanges, etc., mais nous n'en savons pas davantage à l'égard de ses opinions philosophiques. Tout fait supposer qu'il ne s'est écarté en rien des principes de l'école péripatéticienne (Diogène Laërce, lib. V, c. LXX, LXXIV; lib. VII, c. CLXIV. - Strabon, Geogr., lib. X).

Ariston de Cos, disciple et successeur du précédent, souvent confondu avec lui (Strabon, XIV, 2, 19);

Ariston d'Alexandrie vivait vers l'an 50 av. J.-C.

Ariston (Titius), jurisconsulte romain de l'école des Sabiniens, qui a vécu sous le règne de Trajan. II est surtout connu par son amitié avec Pline le Jeune qui en parle à plusieurs reprises dans sa correspondance en faisant le plus grand éloge de sa science et de ses vertus privées. 

On peut voir en particulier la Lettre I, 22, où Pline décrit la tranquillité d'âme de son ami, qui, atteint d'une grave maladie, pèse stoïquement la vie et la mort. Dans une autre Lettre (VIII, 14), Pline fait appel à ses connaissances juridignes pour décider une question litigieuse qui avait été soumise au jugement du Sénat

On ne connaît pas les titres des ouvrages d'Ariston; les auteurs postérieurs ont fait à ses écrits quelques allusions, d'ailleurs sans importance. (G. L.-G.).

Ariston de Pelle, apologiste chrétien, vivait vers 140 ap. J.-C.
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