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Antonio
(Don Nicolas), érudit né à Séville en 1617,
mort à Madrid en 1684, fit ses études à Anvers ,
à Salamanque et chez les bénédictins de Séville.
Déjà célèbre par sa science et son inépuisable
charité, il fut choisi par Philippe
IV, en 1657, pour suivre à Rome les affaires d'Espagne et des
Deux-Siciles ,
et celles de l'Inquisition .
Il y resta jusqu'en 1681, époque à laquelle le pape le nomma
chanoine de Séville pour le sauver de l'indigence; ses libéralités
l'avaient totalement ruiné. Le roi l'avait fait chevalier de Saint-Jacques,
et peut-être membre du Conseil suprême de justice.
Son grand ouvrage,
la Bibliotlieca Hispana, l'occupa de 1649 jusqu'à sa mort.
La seconde partie, Bibliotheca Nova, comprenant la liste des auteurs
depuis 1500 jusqu'en 1672, parut seule de son vivant (Rome, 1672, 2 vol.
in fol.) La première partie, Bibliotheca Vetus, ne parut
qu'en 1696 (Rome, 2 vol. in-fol.), par les soins de ses amis, le doyen
Marti et le cardinal Aguirre. La méthode
suivie par l'auteur n'est pas irréprochable, mais le volumineux
recueil, qui n'a d'ailleurs pas d'équivalent, est indispensable
pour l'abondance et la sûreté des renseignements. La meilleure
édition complète est celle de Madrid,
1788, 4 vol. in-fol.
On a encore de don
Antonio un mémoire intéressant. composé par lui à
l'âge de vingt-trois ans : De exilio, sive de exilii paena, exulumque
conditione et juribus (Anvers, 1641, in-fol.), et une étude
critique sur quelques prétendues chroniques découvertes à
la fin du XVIe siècle par le père
de la Higuera : Censura de historias fabulosas (Valence, 1742, In-fol.).
(Desdevises
du Dezert). |
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