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Francisco
Alvarès, né à Coïmbra ,
au Portugal ,
vers la fin du XVe siècle, était
aumônier du roi Emmanuel, en 1515, lorsque
ce prince envoya Eduardo Galvao pour ambassadeur extraordinaire au Négus,
le roi d'Abyssinie .
Alvarès fut nommé secrétaire de cette ambassade, et
accompagna jusqu'à l'île de Camaran, dans la mer Rouge, l'ambassadeur,
qui y mourut avant que d'arriver en Abyssinie. Alvarès y attendit
son successeur, don Rodrigo de Lima, avec lequel il arriva à la
cour de Gondar ,
cinq ans après son départ de Lisbonne.
Ils séjournèrent longtemps dans cet empire, alors presque
inconnu ( L'exploration de l'Afrique ),
et Alvarès ne revint qu'en 1527. Pour récompense, le roi
lui donna un bénéfice assez riche, et lui ordonna d'accompagner
à Rome
Zagazab, ambassadeur que le roi d'Abyssinie envoyait au pape.
Alvarès a
écrit un ouvrage en portugais, sous le titre de Vraie information
des pays du Prêtre Jean ,
selon ce qu'a vu Francisco Alvarès. Rien ne peut surpasser la candeur
et la véracité de ce voyageur, et son ouvrage sera toujours
un livre classique sur le pays qu'il décrit; il parut en 1540, à
Lisbonne, in-fol.; l'édition en est plus soignée que les
autres éditions imprimées au Portugal à la même
époque. Alvarès dit, dans sa dédicace au roi Jean
III, qu'il avait fait un voyage à Paris,
exprès pour avoir de bons imprimeurs et des caractères et
des presses de la meilleure qualité. Il en a paru trois traductions
: la première, en espagnol, par le P. Thomas Padilha, dont il y
a plusieurs éditions; la deuxième, en français, sous
le titre Historiale description de l'Ethiopie, imprimée par
Plantin, à Anvers, en 1558; la troisième, en italien, que
l'on trouve dans la collection de voyages de Ramusio.
Paul
Jove et Damien de Goes s'occupèrent à
l'envi de la traduire en latin; mais le public n'a pas joui de leurs travaux.
On serait tenté de croire que le petit ouvrage de ce dernier, intitulé
: Fides Moresque Aethiopum, n'est qu'un aperçu qu'il a voulu
donner de l'ouvrage de Francisco Alvarès. (C. S.-A.). |
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