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Aligre
(Étienne d'), chancelier de France ,
né à Chartres
en 1560, mort en 1635. Son mérite lui ouvrit l'entrée du
conseil d'État sous Louis XIII, qui
lui confia les sceaux en 1624 et le nomma chancelier bientôt après;
mais, au bout de deux ans, Richelieu le sacrifia
à Gaston, frère de Louis XIII. Exilé dans sa terre
de la Rivière, en Perche, il y finit ses jours, laissant la réputation
d'un des magistrats les plus intègres de son siècle. |
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Aligre
(Étienne d'), 1592-1677, fils du précédent,
fut successivement sous Louis XIV conseiller,
intendant en Languedoc
et en Normandie ,
ambassadeur à Venise ,
directeur des finances, doyen du conseil d'État, garde des sceaux
(1672) et chancelier (1674). |
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Aligre
(Étienne-François d'), de la même famille, fut, sous
Louis
XVI, premier président du parlement de Paris ,
s'opposa de tout son pouvoir, en 1788, à la convocation des états
généraux, donna sa démission, émigra, et mourut
à Brunswick
en 1798, laissant des sommes immenses. Il avait été fait
marquis. |
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Aligre
(Étienne-Jean-François, marquis d'), 1770-1847, était
membre du conseil général de la Seine en 1814 et fut un des
commissaires chargés de recevoir Louis
XVIII à son entrée à Paris .
Nommé pair dès 1815 il refusa de prononcer aucune peine contre
le maréchal Ney. On lui doit l'asile d'Aligre, à Chartres ,
l'hôpital d'Aligre, à Bonneval (Eure-et-Loir), et l'hôpital
de Bourbon-Lancy . |
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