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Alfarabi
ou al-Farabi (Abou Naçr Mohammed Ibn Farkhan, dit),
philosophe arabe du Xe siècle, né
à Farab, ville de la Transoxiane
(Turkestan ),
d'où il prit son nom, mort vers 950, avait approfondi toutes les
sciences et tous les arts de son temps, et fut appelé le Second
instituteur de l'intelligence. Son éloquence, ses talents dans
la musique
et la poésie lui concilièrent l'estime du sultan de Syrie,
Seïf ed-Daulah, qui voulut l'attacher à sa cour; mais Alfarabi
s'en excusa et partit : il fut tué par des voleurs en route. Selon
une autre version, il passa la plus grande partie de sa vie à la
cour de Syrie, pensionné par le prince.
Alfarabi fut un des premiers à étudier,
à commenter et à répandre parmi les Arabes la connaissance
d'Aristote. Ses deux principaux ouvrages sont
une Encyclopédie ,
qui se trouve manuscrite à l'Escurial ,
et un Traité de musique. On a publié à Paris,
en 1638, ses Opuscula varia, dans lesquels on trouve un Traité
sur les sciences et un Traité sur l'entendement où
il développe la doctrine d'Aristote sur ce point. Les originaux
de plusieurs de ses ouvrages sont perdus, mais il en subsiste des versions
hébraïques. Il fut le maître d'Avicenne. |
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