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Alcée,
poète lyrique grec, né à Mytilène ,
dans l'île de Lesbos ,
florissait vers l'an 604 av. J.-C. et était contemporain de Sapho,
pour laquelle il éprouva, dit-on, un amour malheureux. Il se rendit
redoutable par ses vers satiriques et s'attira le courroux du tyran de
Mitylène, Pittacus, qui l'exila. Il se rangea dès lors parmi
les ennemis de sa Cité, et s'arma contre elle; mais il abandonna
lâchement ses armes dans le combat et prit la fuite. Après
un long exil, pendant lequel il voyagea et visita l'Égypte ,
il fut compris dans une amnistie, et revint mourir à Mitylène.
Alcée composa, outre ses invectives
contre les tyrans, des hymnes
des odes ,
des chansons, des épigrammes .
Les meilleurs juges, Horace, Quintilien,
font l'éloge de ses poésies, qui se distinguaient par la
vigueur et l'originalité de la poésie, ainsi que par un ton
vif et passionné. Il inventa le mètre qui fut appelé
de son nom vers alcaïque.
Il ne nous reste d'Alcée que quelques,
fragments épars dans Athénée
et dans Suidas, recueillis par H. Étienne
à la suite de son Pindare, et publiés à part,
en 1810; à Halle, par Th. Fr. Stange, et, en 1827, à Leipzig,
par A. Matthiae. Ils ont été traduits en français
par Coupé, dans ses Soirées littéraires, et
par Falconnet, dans les Petits poëtes grecs du Panthéon
littéraire. |
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