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Agnès de Méranie

Agnès de Méranie, nommée aussi Marie par plusieurs chroniqueurs, reine de France, morte en 1201. Elle était fille de Berthold, duc de Méran ou Méranie (Tyrol), et margrave d'Istrie. Elle épousa, en 1196, Philippe-Auguste, après que ce prince eut répudié Ingelburge, soeur du roi du Danemark, et, pendant plus de quatre ans, ni les menaces d'Innocent III, ni les conseils du clergé ne parvinrent à détacher le roi de France de la princesse méranienne. 

Cependant, à la suite de l'interdit mis sur le royaume par le pape, Philippe-Auguste se décida à reprendre Ingeburge et à renvoyer Agnès. Celle-ci, qui était alors enceinte, dut se rendre au château de Poissy où elle mourut peu après (1201) ayant mis au monde un fils qui ne lui survécut que peu de jours. Elle fut inhumée dans l'église de Saint-Corentin, près de Mantes, où Philippe-Auguste fonda en son honneur une abbaye de cent vingt religieuses, sous la règle de saint Benoît

Peu après Îa mort d'Agnès, Philippe-Auguste s'adressa au pape et le pria de déclarer Philippe et Marie, les deux autres enfants qu'il avait eus d'Agnès, ses descendants légitimes. Innocent III accorda cette demande. Philippe, surnommé Hurepel, fut fait comte de Clermont; Marie fut la deuxième femme de Henri, duc de Brabant et de Lorraine

Le sujet d'Agnès de Méranie a été mis sur la scène par Ponsard dans la tragédie d'Agnès de Méranie et par Legouvé dans le drame des Deux Reines. (Aeschimann).

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Dictionnaire biographique
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