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Adalbert

Adalbert est le nom de trois princes qui régnèrent en Toscane sous le titre de ducs, le premier de 845 à 890, le deuxième de 890 à 917, le troisième de 1001 à 1014.
Adalbert, fils de Bérenger II, fut associé au trône d'Italie par son père en 950, et fut chassé de ses États par l'empereur Othon I, en 961.
Saint Adalbert est un évêque de Prague et l'apôtre des Slaves au Xe siècle (958-997). Il naquit vers 958; son père Slavnik était prince de Libice en Bohème. Il reçut à sa naissance le nom tchèque de Vojtech; envoyé vers 972 à l'école de Magdebourg, il conquit l'affection de l'archevêque Adalbert qui, en le consacrant prêtre, lui donna son nom. C'est depuis cette époque que les Tchèques et les Polonais traduisent Vojtecb (polonais Wojciech) par Adalbert.

A son retour en Bohème, il fut attaché à l'église de Prague et nommé évêque après la mort de l'Allemand Dietmar qui avait le premier occupé le siège épiscopal récemment créé en Bohème (19 février 982). Il se distingua par la pureté de ses moeurs et par sa charité. 

La Bohème constituait alors un immense diocèse qui s'étendait jusqu'aux frontières de la Hongrie. Dans une de ses tournées Adalbert rendit visite à Geiza, le premier prince chrétien de la Hongrie (984), et baptisa à Gran (Esztergom) son fils Etienne qui fut le premier saint du royaume. Il convertit un grand nombre de Magyars. Il alla ensuite prêcher à Cracovie, où une chapelle a été depuis élevée en son honneur. 

Ses efforts pour introduire la liturgie latine en Bohème et pour extirper les derniers restes du paganisme lui valurent de nombreuses inimitiés. Fatigué et découragé, il songea à quitter son diocèse et se rendit à Rome où le pape lui accorda l'autorisation de partir en pèlerinage à Jérusalem. Chemin faisant, il s'arrêta au mont Cassin et changeant de projet il résolut de se vouer à la vie contemplative; il se fit moine à Rome (990). 

Mais les Tchèques le réclamèrent et il dut retourner en Bohème. Il introduisit dans ce pays l'ordre des bénédictins. L'inimitié de la famille, alors toute-puissante, des Vrsovci obligea Adalbert à quitter, de nouveau Prague. Il retourna à Rome; sur sa demande le pape l'autorisa, - au cas où son diocèse de Bohème lui refuserait obéissance, - à le quitter pour aller évangéliser les pays païens et lui confia le titre d'archevêque régionnaire pour tous les pays qu'il convertirait. 

Pendant ce temps-là les frères d'Adalbert avaient péri dans les discordes civiles de la Bohème; il se rendit auprès de Boleslav, le vaillant roi de Pologne qui résidait alors à Gniezno (Gnesen) dans la grande Pologne. Puis il descendit la Vistule jusqu'à Dantzig où il commença son apostolat chez les Prussiens; après avoir opéré un certain nombre de conversions, il rencontra chez les idolâtres une sérieuse opposition; s'étant un jour égaré dans le bois sacré de Romove, il y fut tué par les prêtres des païens; Boleslav réclama ses dépouilles qui furent ensevelies en grande pompe dans la cathédrale de Gniezno (997). 

Son tombeau devint le but de nombreux pèlerinages L'empereur Othon vint lui rendre hommage dès l'an 1000. La réputation du saint bientôt canonisé par la cour de Rome se répandit en Allemagne, en Bohème et en Pologne. En 1038, le duc de Bohème, Bretislav, pendant une guerre avec la Pologne, s'empara des reliques du saint et les emporta en Bohème. Mais les Polonais prétendirent qu'on leur avait substitué des ossements quelconques. Dans la cathédrale de Gniezno, comme dans celle de Prague, on vénère encore aujourd'hui le tombeau du saint, qui est resté également populaire en Bohème et en Pologne. La vie de saint Adalbert fut écrite peu de temps après sa mort par le bénédictin Canaparius et par saint Bruno. (L. Leger).

Adalbert est un archevêque de Hambourg et de Brême au XIe siècle, mort à Goslar en 1072. Il était issu d'une vieille et noble famille saxonne; en 1045 l'empereur Henri III l'éleva à l'archevêché de Hambourg qui comprenait à ce moment tout le Nord de l'Europe. Le pape Léon IX, auprès duquel il avait accompagné Henri III, le nomma légat du Nord (1053). Il acquit bientôt une telle importance qu'on lui prête le projet de détacher de l'unité catholique un vaste patriarcat du Nord, projet dont la résistance des Scandinaves aurait empêché le succès. 

En 1063 il s'empara de la tutelle du jeune Henri IV et devint le véritable chef de l'empire d'Allemagne. En 1065, à Worms, il fit déclarer majeur le jeune prince, pour affermir son autorité. Les archevêques de Mayence et de Cologne l'en dépouillèrent dès l'année suivante. Il ne rentra à Hambourg que pour voir sa ville brûlée par les Wendes Slaves retournés au paganisme. Il réussit en 1069 à reprendre son ascendant sur Henri IV et il était tout puissant lorsqu'il mourut à la veille de la guerre civile qui allait diviser l'Allemagne. (A.-M. B.).

Adalbert est un archevêque de Mayence, mort le 23 juin 1137. Il appartenait à la famille des comtes de Saarbruck. Il sut gagner la faveur de l'empereur Henri II; mais à peine eut-il obtenu le titre d'archevêque de Mayence et d'archichancelier de l'Empire, qu'il se déclara pour le pape. Il combattit énergiquement l'empereur et prit une part importante au compromis qui termina la querelle des Investitures. Le concordat de Worms ne le contentait pourtant pas complètement, car, dès que le trône impérial fat vacant (1125), il essaya d'imposer à Lothaire candidat de plus grandes concessions. Après son élection, Lothaire les refusa et Adalbert fut impuissant à rallumer la guerre civile.  (A.-M. B.).
Henri-Guillaume Adalbert est un  prince de la maison de Prusse, né à Berlin le 29 octobre 1814, mort à Carlsbad le 6 juin 1873. Neveu de Frédéric-Guillaume III par son père Guillaume, il embrassa la carrière militaire, visita toute l'Europe (1827-1837) et le Brésil (1842). En 1849, il fut mis à la tête de la flotte prussienne; en 1854, nommé amiral, il prit part aux campagnes du Danemark (1864), de Bohème (1866), de France (1870-1871). Il peut être considéré comme le créateur de la marine prussienne. (A.-M. B.).
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Dictionnaire biographique
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