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Acosta

Acosta (José d'). - Jésuite, naturaliste, né à Medina del Campo vers 1539, mort à Salamanque le 15 février 1600 (La Renaissance). Il professa d'abord la théologie à Ocaña, puis fut envoyé aux Indes occidentales comme second provincial de l'ordre des jésuites au Pérou et travailla avec ardeur à la conversion des Indiens. Il revint en Espagne en 1588 et devint recteur de l'université de Salamanque. Vers la fin de sa vie il eut des démélés avec ses supérieurs ecclésiastiques à Rome. 

On cite de lui : Historia natural y moral de las Indias (Séville, 1590, in-4; 2° éd., ibid., 1594, et Barcelone, 1594, in-4). Cet ouvrage n'est que le développement d'un travail publié d'abord en latin : De procuranda salute Indorum; Salamanque, 1589, in-8; 2e éd., ibid., 1595, in-8 ; 3e éd., Cologne, 1596. Le succès de l'Histoire naturelle et morale des Indes, beaucoup plus développée, fut encore plus grand. On la traduisit en français (trad. Regnault, Paris, 1598, 1600, 1606 et 1616), en allemand (Cologne, 1598) et en anglais (Londres, 1604). La dernière édition est de Madrid, 1792, in-4. (Dr L. Hn).

Acosta (Christobal), chirurgien et botaniste né au Mozambique vers la fin du XVe siècle, mort dans un couvent de Burgos en 1580 (La Renaissance). Il s'embarqua comme chirurgien et fit un séjour prolongé dans les colonies portugaises, particulièrement à Goa. Là il prit goût à la recherche des plantes médicinales et des drogues et en recueillit une collection. Un jour, il fut pris par les pirates, des mains desquels le délivra le vice-roi de Goa, qui paya sa rançon. Peu après, il revint en Europe et exerça longtemps la chirurgie à Burgos.

Quelque temps avant sa mort, il publia un important ouvrage intitulé : Tractado de las drogas y medicinas de las Indices orientales, con sus plantas debuscadas al vivo (Burgos, 1578, in-4). Charles de l'Écluse le traduisit en latin sous le titre : Aromatum et medicamentorum in orientali India nascentium liber (Anvers, 1582, in-8) et à la suite de Garcia da Orta que, d'après Sprengel, Acosta a souvent copié (La botanique à la Renaissance). Antoine Colin en fit une édition française (Lyon, 1602 et 1619, in-8). Les figures qui illustrent cet ouvrage sont très mauvaises. Acosta a encore publié un livre à la louange des femmes, dédié à Catherine d'Autriche (Venise, 1592, in-4). (Dr L. Hn).

Acosta (Joaquim). - Savant de l'Amérique du Sud mort en 1862. Colonel du génie au service de la Colombie, il explora les vallées des Andes, du Socorro à la Magdalena (1834). En 1841 il étudia les tribus indiennes, notamment les Chibchas. Puis il vint en Europe (1845) et tira des Archives d'Espagne et de France les éléments d'une Histoire abrégée de la découverte et de la colonisation de la Nouvelle-Grenade au XVIe siècle (Compendio historico del descubrimento y colonizacion de la Nueva-Granada en et siglo XVIe; Paris, 1848). Il fournit dans des notices, données spécialement à la Société de géographie de Paris, de précieux renseignements sur son pays natal. (A.-M. B.).
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Dictionnaire biographique
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