| Dictionnaire | |
| Zodiaque (astrologie)
- Le zodiaque, qui soit dit en passant n'est d'aucun usage en astronomie,
est défini conventionnellement comme la zone céleste, large
de 18°, qui s'étend de chaque côté de l'écliptique Le poète Ausone en a, dans deux vers bien connus, donné les noms, dans l'ordre de ce parcours : Sunt Aries, Taurus, Gemini, Cancer, Leo, Virgo, Libraque, Scorpius, Arcitenens, Caper, Amphora, Pisces.Les voici en français : BélierCes noms sont également ceux des douze constellations Des douze signes que renferme le zodiaque,
six renvoient à des constellations situées dans la partie
boréale du ciel, c'est-à-dire, qu'ils se trouvent entre l'équateur Les astrologues divisent aussi les signes
du zodiaque en signes ascendants et en signes descendants. Les premiers
sont ceux que le Soleil parcourt en montant vers le pôle qui est
au-dessus l'horizon et en s'approchant conséquemment du zénith.
Pour Ies habitants de l'hémisphère boréal de la Terre L'entrée dans le signe du Bélier
ou premier signe du zodiaque coïncide avec l'équinoxe de printemps.
L'heure ![]() Le zodiaque a joué un grand rôle dans l'Antiquité : il y était la base de la formation du calendrier, de la fixation des fêtes publiques, de la constitution des ères. On a longtemps attribué son invention aux Égyptiens. En réalité, l'astrologie n'a acquis une importance dans ce pays qu'à l'époque hellénistique. Et s'il est vrai qu'il s'est constitué tardivement (le signe de la Balance, par exemple, n'apparaît qu'à l'époque romaine), ses bases en été plutôt jetées en Mésopotamie. On a également dit que les animaux symboliques qui le caractérisent (au moins pour la majorité des signes) et d'où lui viendrait son nom (en grec Zôdia, petits animaux) correspondaient aux travaux des champs ou à des phénomènes astronomiques. Le Bélier, le Taureau, les Gémeaux - ces derniers originairement figurés par deux chèvres -, aurait évoqué les trois mois du printemps, le Cancer aurait annoncé qu'en entrant dans ce signe le Soleil commence à rétrograder, le Lion aurait fait songer aux chaleurs, la Vierge tenant des épis aurait été l'emblème des moissons, la Balance aurait symbolisé l'égalité des jours et des nuits, le Scorpion, les maladies, particulièrement fréquentes à cette époque de l'année, le Sagittaire, les plaisirs de la chasse, le Capricorne aurait annoncé la montée du Soleil vers des signes supérieurs, le Verseau aurait symbolisé la période des pluies, les Poissons celle de la pêche. Des rapprochements qui ne semblent pas dénués de pertinence; mais à condition de se souvenir que tout cela n'a pas constitué au départ un système de symboles aussi coordonnés qu'il l'est dans le zodiaque que nous connaissons aujourd'hui en Occident. Le symbolisme peut également être très différent dans d'autres cultures, qui en ont élaboré des zodiaques. En Chine par exemple, des talismans sur lesquels est frappé un zodiaque, montrent des signes tels que la Souris, la Vache, le Tigre, le Lapin, le Dragon, le Serpent, le Cheval, le Bélier, le Singe, la Poule, le Chien, le Porc. (L. S.). La sculpture et la peinture nous ont transmis
un certain nombre de zodiaques antiques. Ceux de Dendérah et d'Ésneh,
découverts par l'expédition d'Égypte, et le tableau
astronomique trouvé par Champollion
dans le Ramesseum ![]() « Le Soleil se lève et se couche; il retourne au lieu d'où il est parti, et, renaissant au même endroit, il tourne vers le midi et revient vers le nord. Le vent court et visite toutes choses, et revient sur ses pas par de longs circuits. »Mais ce n'est pas nécessairement l'idée que se firent les premiers Chrétiens de la place des astres dans le cours des choses. Une peinture mithriaque qui paraît avoir été inspirée par les idées chrétiennes (à moins que ce ne soit le contraire...) dont l'imitation se retrouve si souvent dans les monuments de la secte, fait voir un homme debout près d'une montagne, indiquant du doigt un segment du cercle du zodiaque, sur lequel sont marquées quatre étoiles : à côté de ce personnage est une femme armée. On a vu dans cette peinture est un emblème de la force nécessaire pour arriver au ciel, lequel est figuré par les quatre étoiles. La montagne, rapide et abrupte, peut être l'image du rude sentier de la vertu. Dans les premiers siècles du Christianisme, les opinions au sujet de l'influence bonne on mauvaise des astres préoccupaient vivement les esprits : ce qui le prouve, c'est qu'il existait entre les mains de tout le monde certaines tables astrologiques où étaient marqués les présages heureux on sinistres qui s'attachaient à chaque heure du jour et de la nuit; et ces tables n'étaient point exclues des livres composés pour l'usage des chrétiens. Une curieuse inscription de l'an 364 nous donne la mesure de l'importance qu'avaient de tels présages. C'est l'épitaphe d'un enfant nommé Simplicius, dont l'existence, selon la judicieuse observation de Michele De' Rossi (Dell' ampiezza delle Romane Catacombe, 1860), qui est ici notre guide, ne paraît pas s'être prolongée au delà du jour qui l'avait vu naître. Or l'épitaphe porte que ce double événement avait eu lieu, « à la quatrième heure de la nuit du VIII des ides de mai, le jour de Saturne, dans la vingtième Lune, sous le signe du Capricorne. »Cette annotation de date si exceptionnellement minutieuse accuse une intention évidente de mettre sur le compte d'une influence néfaste une mort si prématurée et si affligeante pour des parents. Nous lisons en effet dans les tables astrologiques dont il a été parlé plus haut et que rapporte Mommsen ( « tout ce qui arrive en ce jour de Saturne, à telle heure que ce soit du jour ou de la nuit, est obscur et laborieux, et que ceux qui naissent sous une telle influence courent de grands dangers. »Ces traditions se maintiendront avec persistance et traverseront tout le Moyen âge. Dante mêle sans cesse des idées astrologiques et astronomiques à ses conceptions chrétiennes; à chaque pas de son voyage à la fois mystique et cosmologique, il indique avec une minutieuse exactitude le signe du zodiaque où se trouve le Soleil. Les peintres contemporains du porte et ceux des siècles suivants se sont en ceci inspirés de soir esprit : Ainsi le Guariento a représenté, dans l'église des Ermitani de Padoue Au siècle
suivant (XVe), de curieux bas-reliefs de
la cathédrale de Rimini offrent à l'oeil étonné,
et sans aucun mélange d'allégorie, Saturne |
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