| Dictionnaire | |
| Sodalité.
- Association romaine. Dans leur sens le plus général, les
deux mots romains sodalitas, sodalicium, désignaient
toute association; ils étaient synonymes de collegium, Mais
le nom de sodalités fut plus spécialement donné, d'une
part, à des associations politiques, sortes de clubs électoraux,
qui se formèrent au dernier siècle de la République,
d'autre part, à des confréries religieuses chargées
de célébrer certains cultes particuliers.
Les sodalités politiques se composaient de citoyens riches, ambitieux, qui mettaient en commun leurs ressources et leurs talents pour arriver aux honneurs. Elles n'hésitaient pas à acheter les suffrages du peuple romain. En 58 av. J.-C. fut voté un sénatus-consulte qui leur ordonnait de se dissoudre. Trois ans plus tard, il fallut prendre contre elles de nouvelles mesures : ce fut l'objet de la lex Licinia de sodaliciis. Les sodalités politiques disparurent naturellement sous l'empire. Les sodalités religieuses ( Plus tard, d'autres sodalités analogues furent constituées, celle des Flaviales Titiales pour Vespasien et Titus; celle des Hadrianales pour Hadrien, celle des Antoniniani pour Antonin le Pieux. Cette dernière fut chargée du culte de tous les empereurs qui reçurent l'apothéose à la fin du IIe et au IIIe siècle ap. J-C. Nous ne connaissons avec quelque détail que la sodalité des Augustales; elle se composait à l'origine de 21 membrés; au IIe siècle il y en eut 28. Ces membres devaient appartenir à l'ordre sénatorial. La sodalité avait à sa tête trois magistri. (J. Toutain). |
|
© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.