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Saturnales (Fête
romaine). - Fêtes célébrées à Rome
les 17, 18 et 19 décembre en l'honneur de Saturne.
Elles étaient parmi les plus anciennes de la Cité, et l'on
attribuait leur origine soit à Janus, qui
après la mort de son bienfaiteur, lui aurait dressé dans
le forum un autel sur lequel il institua un
sacrifice annuel, soit, suivant d'autres traditions, aux Pélasges,
soit encore à Hercule ou à ses
compagnons. Quoi qu'il en soit, les textes historiques font allusion aux
saturnales dès les temps les plus reculés. C'était
à la fois une fête des pères et des mères de
famille et une fête des semailles. Les frères
Arvales,
voués au culte de la terre nourricière,
comptaient leur année de charge d'une fête des semailles à
l'autre :
A
Saturnalibus primis ad Saturnalia secunda.
Indépendamment des cérémonies
religieuses qui en étaient l'élément essentiel, les
fêtes présentaient un caractère tout particulier de
gaieté et de licence. En ces jours, les esclaves, coiffés
du pileus, emblème de la liberté, étaient dispensés
de leurs travaux ordinaires, ils étaient avec leurs maîtres
sur le pied d'égalité, et même ceux-ci les servaient
de leurs propres mains dans un banquet. On s'envoyait des présents.
On courait les rues avec des cris joyeux (Io Saturnalia). On échangeait
de libres propos, et la fête se poursuivait pendant la nuit,
à la lueur des flambeaux. Tout le monde se
coiffait du pileus. On se réunissait en de gais repas. Les
écoles, les tribunaux étaient fermés. Il était
sursis aux exécutions capitales, on ne pouvait sans sacrilège
commencer une guerre. Une grande partie des amusements qui signalaient
les saturnales se sont perpétués dans les fêtes de
carnaval. |
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