| Dictionnaire | |
| Purification.
- La plupart des religions, anciennes ou modernes,
prescrivent des mesures rituelles ayant pour objet de débarrasser
les fidèles de souillures symboliques ou d'un caractère accidentel
ou attachées aux fonctions normales de l'organisme. Par l'ablation
de ces souillures, l'individu récupère
l'état de pureté, qui attirera sur lui la bienveillance de
la divinité. Les mesures de purification,
prises au sens large du mot, comportent une série de degrés,
qui vont de la lustration, ramenée
à sa plus simple expression, à l'expiation la plus rigoureuse,
qui exige le sacrifice soit du coupable lui-même, soit d'une victime
immolée en son lieu et place. Les mesures de purification usitées
dans le christianisme ont généralement
leur source dans les prescriptions de la loi juive,
dont nous rappellerons les plus significatives.
Les Hébreux, si l'on en croit les
textes de la loi dite de Moïse, étaient
astreints à des purifications pour des fonctions, telles que les
écoulements naturels chez l'homme et chez la femme, des écoulements
d'un caractère morbide, l'accouchement. Un règlement spécial
et compliqué définit les obligations des personnes guéries
de la lèpre. Il serait anachronique d'attribuer à ces prescriptions
légales, des intentions qui ressortiraient à ce que nous
appelons l'hygiène, alors que les rituels ne sont là que
restituer au monde l'ordonnancement premier qu'on lui suppose ( Au ch. XI du Lévitique ( La purification a lieu au temple et comporte
en premier lieu l'offrande d'un agneau d'un an
en holocauste, en second lieu l'offrande
d'un pigeon ou d'une tourterelle en «-sacrifice
d'expiation ». La femme rentre ainsi dans l'état de pureté.
L'Église chrétienne célèbre
le 2 février la fête de la purification de la Vierge, on exécution
de cette loi ( La très intéressante loi
sur la lèpre et sur les purifications qu'elle entraîne en
cas de guérison occupe les ch. XIII et XIX du Lévitique.
On y traite non seulement des manifestations de la lèpre sur l'homme,
mais de la « lèpre des vêtements », de la lèpre
qui s'attaque aux objets en peau, enfin de la lèpre qui a pour siège
les habitations. Le ch. XV traite de la gonorrhée et des pollutions
naturelles chez l'homme, du flux menstruel |
|
© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.