 |
Psychostasie,
c.-à-d. en grec pesée des âmes. La croyance
qu'après la mort les actions humaines sont jugées avec une
sévère équité a fait comparer cet examen à
une pesée, dans lequel la Divinité met en balance le poids
de nos vertus et celui de nos fautes. Cette image de la rémunération
future passant du langage dans les idées, on prit à la lettre
la pesée des âmes. On en trouve, dès la plus haute
antiquité, des preuves écrites ou figurées : sur plusieurs
monuments de l'Égypte Anubis, Horus,
ou Thméi (déesse de la justice), pèsent les âmes
dans une balance; dans la religion des Hindous,
Dherma pèse aussi les bonnes et les mauvaises actions.
La même idée métaphorique
existe dans l'explication que Daniel donna des
trois mots écrits par une main mystérieuse sur les murs du
palais de Balthazar : "Vous avez été pesé dans
la balance, et on vous a trouvé trop léger." II existe
dans Homère(Iliade ,
XX, 210) et dans Virgile (Enéide ,
XII, "725) des allusions à la psychostasie. Les premiers chrétiens
adoptèrent la balance comme un symbole du Jugement
dernier. (B.).
 |
Winckelmann
a publié une patère étrusque en bronze, sur laquelle
Mercure pèse dans une balance deux petites figures d'hommes. La
Psychostasie est un sujet que traitèrent fréquemment les
artistes du Moyen âge dans les bas-reliefs et les fresques des églises,
dans les peintures des manuscrits. On la voit représentée
aux cathédrales de Paris ,
Bourges ,
Chartres ,
Amiens ,
Rouen, etc. |
|
|