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Kouan-ti.
- Dieu chinois
de la guerre, basé sur un personnage historique du nom de Kouan-yu.
Kouan-yu naquit vers l'an 161, fut obligé de s'exiler à cause
d'un meurtre commis dans un moment de colère, et vint s'engager
en 184. Elevé aux plus hauts grades, il contribua par ses victoires
à retarder la chute de la dynastie des Han.
Mais il quitta, cependant, le parti de ces derniers, et s'attacha à
son ami Liou-pi, qui s'était taillé un royaume indépendant;
mais il fut vaincu et fait prisonnier, malgré les efforts de son
fils Kouang-P'ing. Tous deux furent décapités (219 apr. J.-C.).
Kouan-yu demeura pour les Chinois le modèle
de l'habileté, des vertus militaires, jusqu'à ce que l'empereur
Hooui-tsoung, de la dynastie de Song, lui conféra
(commencement du XIIe s.) la déification.
En 1594, l'empereur Chun-tsoung, de la dynastie des
Ming, lui décerna le titre suprême de ti = empereur
divin, lui éleva un temple, lui décréta des fêtes
et des offrandes, et ordonna qu'il fût vénéré
à l'égal de Confucius. La corporation
des marchands le choisit pour son patron; puis, à leur tour, les
lettrés le comptèrent parmi leurs protecteurs, parce que
Kouan-yu aurait été l'auteur d'ouvrages estimés sur
l'art militaire, et en firent le troisième dieu des lettres. La
fête de Kouan-ti se célèbrait deux fois par an. La
croyance populaire veut que Kouan-ti se soit réincarné plusieurs
fois déjà en des généraux illustres et qu'il
doive se manifester une fois encore sur la terre, pour assurer â
jamais la suprématie de la Chine
sur le monde.
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Kouan-ti,
dieu des lettes. - Kouan-ti, dieu de la guerre.
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