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Kâma.
Le dieu hindou du désir : première
manifestation de l'être dans le Rig Veda
(X, 129), il est devenu dans les Purânas
le dieu de l'amour sensuel, le Manmatha, le « tourmenteur »
des âmes. D'ordinaire, on le donne comme fils de Lakchtmi et de Vishnu.
Son épouse est Ratî, la déesse de la volupté.
Une légende célèbre le fait réduire en cendres
par un regard de l'oeil frontal de Shiva, qu'il
cherchait à troubler au milieu de ses austérités :
de là lui serait venu son nom d'Ananga (= celui qui n'a pas
de corps).
Jeune et beau, il est le seigneur des Apsaras
ou nymphes célestes. « Armé
de fleurs », il porte un arc et des flèches fleuries. Jeté
à la mer, étant enfant, par un démon jaloux, il fut
avalé par un monstre marin (makara); c'est pour cela qu'il
porte un makara comme emblème sur sa bannière rouge. Sa monture
est un perroquet. Les bouddhistes l'identifient
souvent avec Mûra, leur Satan : c'est ainsi
que dans une fresque d'Ajantâ qui représente la « Tentation
» du Bouddha, on aperçoit Mûra,
jeune et beau, l'arc à la main, justement sous les traits que nous
venons d'attribuer à Kâma, Le Kâma-dhâtou
ou monde des désirs, l'un des trois mondes des bouddhistes, est
le monde inférieur sur lequel règne Mâra. (A.
Fouché). |
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