| . |
| |||||||
| Hygie. -
Déesse de la santé dans la mythologie
grecque. Comme il s'agit d'une abstraction personnifiée, le
culte de cette divinité ne se développa que dans la dernière
période de la religion hellénique. Précédemment
Hygieia était soit un attribut d'Athéna,
soit un des êtres allégoriques du cortège d'Asclépios.
La légende en fit une fille du dieu et de Lampésie, ou d'Éros
et de Pitho. On la fait aussi épouse d'Asclépios (Orphiques),
avec lequel on l'adorait le plus communément.
--
Hygie et son père Asclépios. Marbre antique. Musée du vatican, Rome. Elle avait des statues à Athènes,
à Corinthe,
à Argos, à Gortyne, à Oropus, où un autel lui
était consacré, ainsi qu'à Aphrodite,
à Panacée, à Isso et à Athéna-Paeonia.
A Sicyone L'art a figuré Hygie comme une jeune fille revêtue d'une tunique qui s'ouvre quelquefois de manière à laisser voir le sein, le front chargé d'un diadème, et tenant une coupe où s'abreuve un serpent. Quelquefois sa main soutient une corne d'abondance. Les médailles la montrent ordinairement accompagnée d'Asclépios ou de Télesphore. Plus tard, on la représenta sous les traits d'une matrone. Un grand nombre de monuments anciens représentant cette déesse sont venus jusqu'à nous. Hygie est aussi un surnom d'Athéna, qui avait en cette qualité des statues à Athènes et un autel à Acharnes. Périclès lui avait fait bâtir un temple en mémoire d'un conseil qu'il avait reçu de la déesse pendant la nuit. Elle possédait aussi un temple à Rome, sous le nom de Minerva medica : son attribut était le serpent. Les Romains l'identifièrent à Salus. A l'époque du syncrétisme, on l'assimila à Isis, à Némésis, à Niké (Victoire), etc. (A19). |
| . |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||