.
-

Hoang-ti (pinyin : Huangdi), c'est-à-dire l'Empereur Jaune. - Souverain légendaire de la Chine, le troisième de la période connue sous le nom de celle des cinq empereurs (Fou-hi, Chin-nong, Hoang-ti, Chao-hao et Tchuen-hiu). Le nom de Hoang-ti est sa désignation dynastique, tandis que son nom personnel est Yeou Hioung-ché (ou Yeou Naiché) ou Hiouen-youen. Le règne de Hoang-ti est marqué de 2697 à 2597 av. J.-C. Sa mère Fou-pao l'engendra d'une manière miraculeuse. Lorsque le gouvernement affaibli de Chin-nong amena une révolte de ses principaux fonctionnaires, ce fut Hoang-ti, connu alors sous le nom de Souan-youen, qui mit en déroute, dans le Ho-nan, les troupes impériales. Le vieil empereur en mourut de chagrin et son vainqueur monta sur le trône.

Le nouveau souverain eut bientôt à soutenir une lutte heureuse contre Tchi-yeou de la famille de Chin-nong. Hoang-ti, que la mythologie chinoise fait pour ainsi dire à lui tout seul l'inventeur de la civilisation, divisa ses États en dix provinces, elles-mêmes subdivisées en dix cantons ou tou de dix villes ayant chacune cinq li ou rues. Il modifia le costume porté jusqu'alors; ses prédécesseurs étaient habillés de vêtements courts; désormais il adopta les vêtements longs. Lorsqu'il fut âgé, il choisit pour l'aider six ministres : Foung-heou, Li-mou, Tai-tchang, Ki-tchang, Sien-ta et Ta-houng. Ce fut sous son règne et par ses ordres que l'astronome Ta-nao inventa le cycle Kia tseu de soixante ans et que l'astronome Young-tcheng fit une sphère, fabriqua des instruments astronomiques et inventa un calendrier. Ling-lun régla les cinq tons de la musique et inventa de nouveaux instruments, tandis que Hioung-youen fabriquait douze cloches correspondant aux douze lunes, dont la musique marquait les différentes saisons, etc. 

On attribue aussi à Hoang-ti l'invention des arcs, des flèches, de la monnaie. Sous son règne parurent les deux animaux fantastiques : l'oiseau merveilleux Foung-hoang, appelé quelquefois le Phénix et le Ki-lin, au corps de cerf, la queue du boeuf et une corne. Ce fut l'empereur Hoang-ti qui éleva des maisons et chargea Koung-kou de construire des bateaux et des chars. Les taoïstes ont prétendu que ses connaissances en alchimie lui avaient permis de se rendre immortel; quoi qu'il en soit, quand il vit arriver sa fin, il se fit transporter à King-chan, dans le Ho-nan, où il fut enterré. Il a pour emblème l'élément terre, de là son nom de Hoang (= jaune). De ses quatre femmes, il eut vingt-cinq fils. Ce fut la principale de ses épouses, l'impératrice Si Ling-ché, qui inventa l'élevage des vers à soie et l'art de fabriquer des . étoffes avec leur produit. Elle est la mère du successeur de Hoang-ti, Chao-hao.

Terrien de Lacouperie a essayé de rapprocher le mythe de Hoang-ti de l'histoire de Nak Hounte de Susiane (Henri Cordier).

.


Dictionnaire Religions, mythes, symboles
ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ

[Pages pratiques][Aide][Recherche sur Internet]

© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.