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| Les Harpies
ou Harpyies (du grec harpazô, enlever) sont des monstres
de la mythologie grecque, déjà
connus d'Homère et Hésiode
pour qui elles personnifiaient à l'origine les vents d'orage. Elles
sont filles de Thaumas et d'Elektra (Electre),
une Océanide, et soeurs d'Iris (Hésiode),
ou filles de Pontos
et de Gaïa. (Servius). ou encore filles de
Poséidon
ou de Typhée. Enfin, Tzetzès
leur donne pour père Phinée.
La manière dont on se les représentait
a beaucoup évolué. On finira par voir dans dans leur
personnalité quelque chose du cheval,
de l'oiseau et de la femme; un mythographe du temps d'Auguste
les présente comme des femmes ailées
dont les pieds et même la tête ont quelque chose de l'oiseau.
Tantôt elles ressemblent aux Sirènes,
tantôt aux Erinyies; ailleurs elles se
confondent avec les Hespérides. On les a représentées
tardivement (par exemple Virgile qui les mêle
aux aventures d'Enée (Enéide
Partie de la frise du tombeau des harpyies provenant de l'Acropole de Xanthos (Lycie). De chaque côté de la scène centrale représentant un jeune guerrier faisant hommage de son casque à un héros ou un dieu assis, figurent deux Harpyies, qui tiennent dans leurs bras une âme de femme. Fin du VIe s. av. J.-C. British Museum, Londres. Déesses da tempêtes, elles apparaissent dans Homère, qui n'en détermine ni le nombre ni les noms, et mentionne seulement en particulier Podargé comme épouse de Zéphyre, avec la fonction d'enlever ceux que les dieux veulent faire diparaître. " Mais aujourd'hui, dit Télémaque en parlant d'Ulysse, les Harpyies l'ont enlevé honteusement."Et Pénélope fait enlever par les Harpyies les fils de Pandore. En ajoutant que les chevaux d'Achille, Xanthos et Ballos, devaient le jour aux amours de Podargé et de Zéphyre, on aura tout ce qui est relatif aux noires déesses dans la mythologie homérique. Dans Hésiode, les Harpyies ont conservé le caractère de beauté que leur donne Homère; l'air est leur domaine, et les vents et les oiseaux n'ont pas plus de vitesse que leurs ailes. Le poète les suppose an nombre de deux : Aello ( tempête) et Ocypèté (au vol rapide), et les désigne par l'épithète de eucomous (aux beaux cheveux). Il supposait, ainsi que nous le lisons dans un fragment qui nous a été transmis par Strabon, qu'elles avaient enlevé Phinée dans le pays des Galactophages. Déjà, dans Eschyle, les Harpyies apparaissent avec des formes hideuse, sur lesquelles les poètes postérieurs ont renchéri à l'envi. Ces monstres, au visage de vieille femme, aux oreilles d'ours, au bec et aux ongles crochus, au corps de vautour, et aux mamelles pendantes, causaient la famine partout où ils passaient, enlevaient les viandes sur les tables, et répandaient une odeur si infecte, qu'on n'en pouvait approcher. Elles apparaissaient au nombre de deux ou trois. Leurs noms étalent, suivant des
récits divers, Aello, Aellopos, Aellopus, Nicothoé,
Ocypète, Ocythoé. Ocypode, Acholoé et Céléno
(= la sombre), laquelle, dans l'Enéide Leurs vainqueurs voulaient les exterminer,
mais ils les laissèrent vivre, à la prière d'Iris,
suivant le récit d'Apollonius. Apollodore
leur donne une autre fin : il dit que l'une d'elles tomba dans le Tigrès,
fleuve du Péloponnèse Nous avons va plus haut, qu'Homère fait naltre les coursiers d'Achille des Harpyies. On leur donne encore pour enfants, le cheval Arion, né de Poséidon (Quintus de Smyrne), les chevaux Xanthos et Podarcé, issus d'Aellopos et de Borée, enfin , les coursiers des Dioscures. Phlogeos et Harpagos. Au Moyen âge |
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