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Gog et Magog,
êtres mystérieux que la Bible
représente comme rois de peuples géants,
ennemis d'Israël, que l'on interprétera comme les précurseurs
de l'Antéchrist. L'Apocalypse
de Jean décrit une crise formidable, où
Satan marchera contre les élus de Dieu
en se mettant à la tête de toutes les nations, résumées
sous les noms de «-Gog et Magog
»
(XX, 7-8). Ce trait est emprunté, non sans quelque altération,
à une curieuse prophétie d'Ezéchiel
(chap. XXXVIII et XXXIX) qui montre un prince du nom de Gog, au pays de
Magog, se mettant à la tête d'une coalition des peuples du
Nord contre le judaïsme restauré.
L'écrivain hébreu désignait visiblement par là
les populations barbares, que les anciens Grecs
appellent les Scythes.
Les indications des livres bibliques préoccupèrent
l'imagination des exégètes chrétiens,
qui les appliquaient volontiers aux invasions des peuples asiatiques, notamment
à l'invasion des Hongrois ( Ogre).
Ils y voyaient le prélude des scènes du Jugement
dernier. C'est sans doute à cette légende qu'il faut
rapporter l'origine des deux curieuses figures de guerriers (peut-être
saxons) placées à Londres
devant la porte du Guildhall, et que nous reproduisons ci-dessus. (M.
Vernes). |
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