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| Ganymède -
Ganymède et l'Aigle. Marbre antique. Musée du Vatican, Rome. Les mythes rapportés par les autres
poètes s'écartent en quelques points du mythe homérique;
ainsi, dans Apollodore, Ganymède est
fils de Tros et de Calliroé; Pindare lui
donne Laomédon pour père; Tzetzès
dit qu'il devait le jour à Ilus; enfin,
Hyginus
le fait naître d'Erechthon ou d'Assaracus. On n'est pas plus d'accord
sur le mode de son enlèvement; car tantôt c'est Zeus
qui envoie un aigle pour le ravir, tantôt
c'est le dieu lui-même qui emprunte la forme du rapide oiseau (Lucien);
ici, ce n'est plus le maître des dieux qui est coupable du rapt,
c'est Minos ou Tantale,
qui surprennent le bel adolescent à la chasse, le tuent et l'ensevelissent
sur l'Olympe mysien. Un scoliaste d'Apollonius
nomme l'Aurore comme la divinité qui enleva
Ganymède d'entre les mortels.
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Quant au lieu de sa disparition, on le
place tour à tour à Harpagia en Mysie Ganymède remplaça Hébé
dans la fonction d'échanson. Plus tard on l'a identifié avec
le dieu-fleuve qui présidait aux sources,
du Nil, et les astronomes l'ont placé au
ciel, parmi les constellations Les poètes donnent au fils de Tros
Ies surnoms suivants : Charopos, agréable à voir;
Xanthos,
blond; Phrygiun, la Phrygien; l'Idéen, le Troyen; l'Urnophore.
Ganymède enlevé par Zeus changé en aigle. On représentait Ganymède comme un jeune homme d'une rare beauté, coiffé de bonnet phrygien, et tantôt assis à côté de Zeus, tantôt porté sur les ailes d'un aigle auquel il sert aussi parfois d'échanson. Une copie d'un charmant groupe de Laocharis se trouve au musée Pio Clementino.
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