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Gaïa
, Gaea ou Gé - Selon Hésiode
Gaïa, c'est la Terre ,
surgie de la Béance primordiale (le Chaos)
et d'où naîtront directement ou indirectement les autres dieux,
à commencer par Ouranos, le Ciel,
qui devient aussi son époux. Ensemble, ils auront pour enfants l'Océan,
les Titans, les Géants,
les Cyclopes, Rhéa,
Thémis,
Téthys
et Mnémosyne. Les Romains en feront
Tellus,
et quelques auteurs verront en elle Cybèle.
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Gaïa.
Statuette en terre cuite de Tanagra.
(Musée
Borély, Marseille).
Personnification de la Terre,
mère universelle des êtres, connue déjà comme
une divinité chez Homère qui lui
fait offrir des sacrifices par les Troyens et
dont Agamemnon implore la puissance
quand il s'engage par serment. Elle possède des temples en divers
lieux de la Grèce ,
le plus souvent en compagnie de Déméter,
à la fois comme productrice de tous les biens et mère des
hommes ; les nations qui se prétendaient autochtones, ainsi les
Athéniens, se référaient
à elle comme à leur première ancêtre; Erichthonios,
le plus ancien roi de l'Attique ,
est un fils de Gaïa qui le confia à Athéna
pour le faire élever. De même la Terre est la mère
des êtres monstrueux, et puissants dans lesquels l'imagination personnifiait
les forces primordiales de la nature : tels les Géants
et les Titans. Dans la poésie et dans
l'art, d'abord grossier puis raffiné, l'idée de fils de la
Terre se traduit par la combinaison du buste humain avec les membres inférieurs
changés en serpents.
Comme productrice, la Terre des anciennes
théogonies se confond peu à peu avec Déméter
dont le nom même signifie Terre-Mère
et dont le domaine est celui du sol fertile, en particulier du sol où
germent les céréales, nourriture par excellence de l'homme
civilisé Gaïa alors reste presque exclusivement, ou la personnification
abstraite d'un élément, on la mère des Titans et des
Géants; sur la coupe célèbre d'Erginos qui représente
la lutte de Poseidon contre le géant
Polybotès, elle est représentée sous les traits d'une
femme belle et plantureuse, la couronne en tête, le bas du corps
comme enfoui encore dans l'élément dont elle est la personnification. |
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