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Flora (Flore)

Flore ou Flora est la déesse romaine des fleurs dans la plus large acception du mot, la déesse de tout ce qui fleurit; elle est la déesse du printemps, de la récolte, de toutes les bonnes espérances dont la fleur est le symbole, elle est représentée la tête et les mains chargées de fleurs. 

Cette déesse est d'origine italique; elle était l'objet d'un culte très répandu dans l'Italie centrale. Varron la range parmi les dieux de Tatius, et des inscriptions trouvées chez les Sabins, les Marses et les Samnites justifient son assertion. 

Elle est sans doute plus près de Vénus que Junon; elle préside à la légèreté plutôt qu'à la dignité des femmes, et à ce titre elle figure dans une foule de contes joyeux, et est l'objet de fêtes fort dégagées. (Selon Lactance, le culte de la déesse Flore aurait pour origine un legs qui aurait été fait au peuple romain par une courtisane nommée Flora, à la condition qu'on célébrerait tous les ans une fête en son honneur).

A Rome, il y avait un Flamen Floralis et deux temples de Flora, dont l'un situé sur le Quirinal, était sans doute d'origine sabine; dont l'autre, situé près du temple de Cérès et du Circus Maximus, fut fondé avec les jeux de Flora. Le culte de Flora était donc d'une haute antiquité; on le célébrait à l'époque où les champs sont en fleurs, et sans doute par des usages et des rites qui n'étaient rien moins que sévères. Après la première guerre punique, on institua les jeux de Flora (floralia), très populaires, mais également lascifs. 

Ovide et Tacite s'accordent à nous apprendre que les deux Publicii, en leur qualité d'édiles plébéiens, élevèrent à Flora le temple du Cirque Maximus et lui instituèrent ces jeux, grâce au produit des amendes publiques. Ces jeux furent d'abord irrégulièrement célébrés, et ce n'est qu'à partir de 173 av. J.-C. qu'ils devinrent annuels. Avec le temps ils prirent un développement tel qu'ils occupaient cinq jours, du 28 avril au 3 mai. Le 28 avril était le jour anniversaire de la fondation du temple. 

Le peuple avait, dans ces fêtes, le droit d'exiger que les danseuses qui y figuraient sur la scène se dépouillassent de tout vêtement, et le vieux Caton aima mieux quitter le théâtre que de gêner le peuple à cette occasion. Ce jour était d'ailleurs l'occasion de bruyants et joyeux éclats à travers la ville entière. Les chênes et les lierres qu'on traînait dans le Cirque en l'honneur de Flora sont en harmonie avec ce culte; on sait que le lierre était chez les Grecs consacré à Aphrodite

A en croire certaines traditions, on faisait, le jour des Floralia, des distributions de pois et de haricots, ou bien encore il y avait des courses de personnes ornées de roses, qui par la rapidité de leur course devaient représenter la valeur éphémère de tous les charmes terrestres. Les fêtes de Flora restèrent toujours une des solennités les plus populaires du printemps.

Elle était l'épouse de Zéphyre. Ovide a assimilé Flora à la nymphe grecque Chloris. Il explique également que la nymphe aurait donné une fleur à Junon, dont le simple contact l’aurait mise enceinte de Mars, d’où le fait, selon le poète, que les Romains aient choisi de donner ce nom à un mois du printemps. (L. Preller).

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Dictionnaire Religions, mythes, symboles
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