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Dans la mythologie
scandinave, les elfes sont des esprits
subalternes, que l'on a parfois interprétés comme des personnifications
de forces de la nature ( Nains,
Lutins).
On distinguait les Elfes de lumière, génies bienfaisants,
et les Elfes de ténèbres, génies malfaisants. Les
Elfes, dont s'est emparée la féerie
du Moyen âge ,
se confondent avec les Sylphes.
On racontait, sur les bords de la Baltique ,
qu'il y a un roi des elfes, qui règne à la fois sur l'île
de Stern, sur celle de Mö et sur celle de Rugen. Il a un char attelé
de quatre étalons noirs. Il s'en va d'une île à l'autre
en traversant les airs; alors on distingue très bien le hennissement
de ses chevaux, et la mer est toute noire.
Ce roi a une grande armée à
ses ordres; ses soldats ne sont autre chose que les grands chênes
qui parsèment l'île. Le jour, ils sont condamnés à
vivre sous une écorce d'arbre; mais la nuit, ils reprennent leur
casque et leur épée, et se promènent fièrement
au clair de la lune. Dans les temps de guerre, le roi les assemble autour
de lui. On les voit errer au-dessus de la côte, et alors malheur
à celui qui tenterait d'envahir le pays!
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La
danse des Elfes, par August Malmstöm (1866).
La tradition des bons et des mauvais anges
est sensible dans les récits de l'Edda .
Snorri Sturluson nous raconte que les elfs de la lumière, dont Ben
Johnson a fait les esprits blancs de ses Masques, séjournent
dans Alf-Heim (demeure des Elfes, le palais du ciel, tandis que les swart
elfs, elfs de la nuit, habitent les entrailles de la terre. Les premiers
ne seront pas sujets à la mort; car les flammes de Surtur ne les
consumeront pas, et leur dernière demeure sera Vid-Blain, le plus
haut ciel des bienheureux; mais les swart elfs sont mortels et sujets à
toutes les maladies, quels que soient d'ailleurs leurs attributs.
Les légendes des Islandais
modernes considèrent aussi le peuple des Elfes comme formant une
monarchie; ou du moins elles le font gouverner par un vice-roi absolu qui,
jusqu'à l'indépendance de l'île, tous les ans, se rendait
en Norvège
avec une députation de pucks (lutins),
pour y renouveler son serment d'hommage-lige au souverain seigneur, qui
résidait sur le continent. Autant dire que les Islandais croyaient
que leurs Elfes étaient, comme eux, une colonie transplantée
dans l'île.
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En
librairie - Sabatier, Dubois, Saba,
La Grande encyclopédie des elfes, Hoëbeke, 2003. - Michel
Le Bris, Claudine Glot et Pierre Dubois, Fées,
Elfes, Dragons et autres créatures des
royaumes de féérie, Hoëbeke, 2002. - Edouard Brasey,
Fées
et Elfes, Pygmalion, 1999. - Robert Kirk, La république mystérieuse
des elfes, fées et autres semblables, Durante, 1998. -
Claude Lecouteux et Régis Boyer, Les Nains et les Elfes au Moyen
âge, Imago, 1988.
Jean-Louis
Fetjaine, Trilogie des Elfes (coffret), Belfond, 2001.
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